"> Franz Ferdinand @ Le Zénith - 29 octobre 2005 - Live Report - Indiepoprock

Franz Ferdinand @ Le Zénith – 29 octobre 2005


En première partie ce soir, le groupe anglais Editors (photo n°1), mérite que l’on se penche de près sur son cas. Son premier album, « The Back Room », est sorti cet été. La comparaison avec les new-yorkais d’Interpol est évidente, l’influence de la new-wave des années 80 (Joy Division pour ne citer qu’eux) teinte à bon […]

En première partie ce soir, le groupe anglais Editors (photo n°1), mérite que l’on se penche de près sur son cas. Son premier album, « The Back Room », est sorti cet été. La comparaison avec les new-yorkais d’Interpol est évidente, l’influence de la new-wave des années 80 (Joy Division pour ne citer qu’eux) teinte à bon escient le rock nerveux, sombre et mélodique d’Editors. Sur scène, on est très vite captivé par l’intensité qui se dégage des compositions et de la voix du chanteur (Tom Smith). Un groupe à retrouver sur l’ensemble de la tournée française des Ecossais ainsi qu’au festival des Inrocks.

Personne n’en doutait vraiment, mais il est bon de le rappeler : la hype qui entoure le groupe écossais Franz Ferdinand est largement justifiée et méritée. La recette de ce succès est facilement identifiable : guitares incisives, morceaux hyper-rythmés, à la fois rock et dansants et rassemblant aussi bien filles que garçons, refrains simples mais ravageurs, voix masculine grave qui tient la route ou quand simplicité rime avec efficacité.

En concert au Zénith de Paris, vendredi 28 et samedi 29 octobre, le groupe de Glasgow n’a pas failli à sa réputation. Mélangeant sur scène des titres de ses deux albums, le cocktail est terriblement efficace, explosif et festif. Du début à la fin, la prestation scénique de Franz Ferdinand est maîtrisée, bien huilée, pleine d’assurance. Le public est acquis d’avance et les réactions énergétiques se font immédiatement sentir, particulièrement dès les premières notes des morceaux-phares du groupe. Take me out, The dark of the matinee, This fire tirés du premier album (éponyme) sorti en 2004, ou les hymnes en devenir, Do you want to et You’re the reason I’m leaving, extraits de « You could have it so much better » (sorti début octobre), sont d’incontournables machines à danser qui embarquent d’un seul élan l’ensemble de la salle. Les morceaux s’enchaînent rapidement, avec peu de temps mort (ou avec quelques mots exprimés en français par Alex Kapranos, le leader chanteur / guitariste), et toujours la même énergie déployée. Franz Ferdinand propose certes une prestation live sans grande surprise (la construction et la retranscription scénique des morceaux restent fidèles aux versions studio), mais tellement efficace et entraînante qu’on ne peut qu’en redemander. La set-list comporte en grande majorité les morceaux les plus dansants du groupe, les titres plus sombres du deuxième album n’étant pas joués sur scène.

Etrangement, Franz Ferdinand parvient à entraîner immédiatement le public sans déployer un jeu de scène vraiment rock’n roll et excessivement maniéré. Les membres du groupe ont un comportement plutôt sage et modéré (et particulièrement le bassiste Bob Hardy, quasi-statique). Seul petit moment d’audace : sur 40′, le guitariste Nick McCarthy puis Alex grimpent sur la batterie de leur compère Paul Thomson. Quant à la mise en scène, elle comporte un grand écran qui retransmet le concert en direct en noir et blanc. A côté, quatre bannières blanches avec le portrait de chacun des membres du groupe sont suspendues.

Au final , ce concert de Franz Ferdinand a largement tenu ses promesses : il suffit d’observer l’élan collectif de la salle, les visages illuminés de sourires qui justifient à eux seuls le succès (mérité et unanime) du groupe…

Chroniqueur
  • Editors

    Pas de concert en France ou Belgique pour le moment