"> Goldfrapp :: [Casino de Paris] :: 16 avril 2008 - Live Report - Indiepoprock

Goldfrapp :: [Casino de Paris] :: 16 avril 2008


Hormis les festivals d’été, ce concert au Casino de Paris est le seul en terre française pour la tournée de "Seventh Tree". Malheur à ceux qui ne sont pas présent ce soir devant le flot étourdissant de lumière et de son que sont Goldfrapp en live. Avec s’il vous plait, en première partie les français […]

Hormis les festivals d’été, ce concert au Casino de Paris est le seul en terre française pour la tournée de "Seventh Tree". Malheur à ceux qui ne sont pas présent ce soir devant le flot étourdissant de lumière et de son que sont Goldfrapp en live. Avec s’il vous plait, en première partie les français de Syd Matters. Deux concerts (complets depuis un petit moment) pour le prix d’un !

Premiers gagnants du concours CQFD des Inrockuptibles, Jonathan Morali et ses camarades montent sur scène devant un public bien calme tout au long du set. Essentiellement en acoustique, Syd Matters (photos 1 et 2) nous entraîne dans un univers intimiste où finesse des mélodies et légèreté des compositions sont les mots d’ordres. Moment aérien fort agréable avec le déjà culte Everything Else tiré du dernier album "Ghost Days". Après moins de trente minutes d’une musique apaisante et hors du temps, sous les acclamations du public, les parisiens quittent la scène ; quelques dizaines de minutes plus tard les lumières s’éteignent de nouveaux et l’on décolle pour de bon vers des cieux véritablement inconnus.

Il y a toujours quelque chose qui nous marque dans un concert… le jeu de lumière, la présence scénique, le charisme, la qualité du son. Et si on mélange tous ces éléments on peut avoir une idée du show de ce soir… impressionnant de bout en bout ! Il est 21 heure, cinq musiciens en blanc investissent la scène et c’est dans une courte robe orange et des cheveux blonds platines frisés qu’Allison Goldfrapp (photos 3 à 7) fait son entrée devant un public conquis d’avance. A la surprise générale, le concert débute sur un ancien morceau, le planant Paper bag, issu de l’album "Felt Mountain". Goldfrapp enchaîne avec le single du nouvel album,  "Seventh Tree", A & E. Avec un autre ancien morceau Utopia, seulement éclairée par une somptueuse lumière, Allison vient transpercer de sa voix cristalline nos sens les plus enfouis. Puis le groupe joue Cologne Cerrone Houdini avec son refrain aux violons, avant de proposer une nouvelle escapade vers les anciens albums avec le très efficace You Never Know. Road to somewhere, Eat Yourself , Little Bird et Monster Love viennent défendre un dernier album aux sonorités, il est vrai, beaucoup plus acoustique que les précédents. Mais on ne va pas s’en plaindre, la magie opère et nous sommes déjà partis vers de lointaines contrées.

On redescend vite sur terre avec les premières notes de synthé de Number One qui fait trémousser le popotin de toute la fosse du Casino de Paris. Puis cette salle se transforme en véritable boîte de nuit avec Strict Machine, un des plus gros carton du groupe à ce jour. Goldfrapp disparaît après ce chaos électronique avant de revenir pour un rappel : Caravan Girl, un des morceaux les plus réussis et entraînants du dernier album, puis le cultissime Ooh la la, extrait de "Supernature", dans une version très épurée, limite country. Happiness, second single du dernier album, et Some People viennent clore une soirée riche en émotion. 

Certes, on déplore l’absence de titres tels que Black Cherry, Fly me away, Lovely head, Ride a white horse, ou encore Twist, mais on ne peut pas tout avoir d’un groupe qui possède autant de pépites à chaque album. Plus étonnant, on est surpris qu’ils n’aient pas joué le sublime Clown, morceau qui inaugure "Seventh Tree". On quitte néanmoins cette splendide salle qu’est le Casino de Paris après une heure et demi d’un show qu’on peut qualifier de magistral.

Crédit Photos : Robert Gil

Chroniqueur
  • Publication 143 vues16 avril 2008
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