"> Inrocks :: La Cigale :: 06 novembre 2010 - Live Report - Indiepoprock

Inrocks :: La Cigale :: 06 novembre 2010


Entre les belles promesses de la Boule Noire (Young Man, Stornoway et Agnès Obel remplaçant au pied levé Django Django) et le mélange de jeunes loups/louves aux dents longues avec des habitués du festival à la Cigale, il fallait faire un choix. Récit de la soirée à la Cigale en compagnie de la Patère Rose, […]

Entre les belles promesses de la Boule Noire (Young Man, Stornoway et Agnès Obel remplaçant au pied levé Django Django) et le mélange de jeunes loups/louves aux dents longues avec des habitués du festival à la Cigale, il fallait faire un choix. Récit de la soirée à la Cigale en compagnie de la Patère Rose, Warpaint, Local Natives et The Coral.

La pluie qui tombe sans discontinuer sur la capitale a légèrement douchée nos ardeurs d’arriver de bonne heure afin de voir Young Michelin, le groupe marseillais vainqueur du concours CQFD organisé par les Inrocks. On franchit les portes de la Cigale sur les coups de 19h, au moment où la Patère Rose fait son apparition dans une salle déjà bien remplie malgré l’horaire. On regrette bien vite notre choix tant le groupe québécois mené par Fanny Bloom s’avère agaçant et surtout pas très intéressant. En quelques mots la Patère Rose c’est de la pop bubble-gum, assez mainstream, avec deux synthés et une batterie, qui chante en anglais ou en français (une reprise du Tourbillon de la vie de Jeanne Moreau). Un bon point pour l’énergie déployée mais c’est tout…

Depuis que les filles de The Organ et surtout d’Electrelane ont décidé de passer la main, les girls-band se cherchent une tête de gondole…qui pourrait bien se nommer Warpaint (photos 1 à 4). Les 4 filles de Los Angeles qui viennent de sortir leur premier album ("The Fool"), livrent en effet une prestation, certes pas parfaite, mais pleine de promesses pour l’avenir. Difficile de décrire le « son Warpaint » mais une chose est sûre, leur rythmique fait bougrement penser aux 1ers Cure ("Pornography"), notamment sur l’introductif Stars qui nous rappelle au bon souvenir d’un Siamese Twins. Pop ? New-wave ? Rock psyché ? un peu tout ça à la fois oui et bien plus encore. On est surtout un peu hypnotisé par le quatuor sur scène, pas vraiment sexy mais extrêmement magnétique, occupant l’espace comme de vieilles briscardes rodées aux joutes de la scène. L’avenir leur appartient.

Les Local Natives (photos 5 à 9) sur scène, c’est l’assurance de passer un bon moment. Leur set à la Maroquinerie en début d’année reste l’un des plus intenses vus cette année et les Californiens (décidément) ne vont pas nous faire mentir une fois de plus. Débordant d’enthousiasme comme à leur habitude, ils vont enflammer la Cigale avec leurs tubes imparables (Warning Sign ; Camera Talk ; World News) que l’on a envie de reprendre à gorges déployées. Probablement LE concert du festival, même si on ne les a pas tous vus.

Les Liverpuldiens de The Coral (photos 10 à 13) pour finir. On craint un peu que leur rock vintage ne souffre de la comparaison avec l’ouragan Local Natives qui vient de s’abattre sur nous et les premiers titres viennent malheureusement nous donner raison. Malgré la qualité de leur dernier album en date ("Butterfly House"), le côté statique et un brin poseur de leur musique a du mal à séduire le public. Tout ça est très (trop ?) propre, très (trop ?) carré, mais un brin ennuyeux en live. Il faut attendre 3/4 morceaux pour voir enfin le set décoller. La fin du concert est l’occasion d’entendre Pass It On ; Jacqueline et Dreaming of You, des classiques du répertoire de The Coral accueillis avec enfin un peu d’entrain par le public. Au final un concert très mitigé, techniquement irréprochable mais manquant singulièrement de passion et d’humanité.

Crédit photos : Robert Gil

Chroniqueur
  • Publication 510 vues8 novembre 2010
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