"> Interpol (+ Blonde Redhead) - Paris [Zénith] - Live Report - Indiepoprock

Interpol (+ Blonde Redhead) – Paris [Zénith]


En pleine période de grèves des transports en commun, il fallait un certain courage pour parvenir jusqu’au Zénith sans perdre patience, mais également un peu de chance pour arriver à l’heure pour le début de la première partie du concert… Ce ne fut hélas pas notre cas. Aussi, nous avons manqué une partie du set […]

En pleine période de grèves des transports en commun, il fallait un certain courage pour parvenir jusqu’au Zénith sans perdre patience, mais également un peu de chance pour arriver à l’heure pour le début de la première partie du concert…

Ce ne fut hélas pas notre cas. Aussi, nous avons manqué une partie du set de Blonde Redhead qui accompagne Interpol lors de sa tournée européenne. La prestation du trio a un goût un peu amer, elle manque de relief et d’intensité. Plutôt logique, puisque les morceaux de "23" le dernier album de Blonde Redhead (photos 1 à 3) sont très pop, très lisses, à l’instar par exemple de Dr. Strangeluv, Heroine, Top Ranking joués ce soir. Les morceaux s’enchaînent agréablement, mais sans vraiment de ferveur, ni de la part du groupe, ni de la part du public, attentif mais loin d’être euphorique. Seuls 23, The Dress et SW – chanté impeccablement par Amedeo – sortent un peu du lot. Malheureusement, un son peu optimisé, des éclairages un peu trop criards (tantôt bleus, puis verts puis jaunes) et surtout, une (trop grande) salle peu adaptée au style actuel de Blonde Redhead sont autant de facteurs négatifs qui renforcent notre sentiment général de déception. Blonde Redhead a vieilli, Blonde Redhead a évolué… Nostalgie, quand tu nous tiens….

La nostalgie, il en est également question chez les New-Yorkais d’Interpol (photos 4 à 8), c’est même leur fond de commerce depuis leurs débuts sur l’album "Turn On The Bright Lights". Le jeu de lumières rouges qui accueille le groupe à son entrée sur scène rappelle la pochette de leur premier album mais c’est avec Pionneers To The Fall, issu de "Our Love to Admire", le dernier album en date, que s’ouvre le set. Quelques problèmes techniques semblent perturber le jeu de Paul Banks dont on note au passage les progrès significatifs au chant.

Le groupe mélange habilement les titres de ses trois albums même si certains ont droit à un accueil plus chaleureux que d’autres. C’est notamment le cas des singles Slow Hands et Heinrich Maneuver ou encore de Hands Away, un des plus anciens titres de leur discographie, qui avait sonné le glas de l’état de santé de leur batteur lors de leur venue à l’Elysée Montmartre en 2004. Pas de vomissements pour lui cette fois-ci, la section rythmique qu’il forme avec le bassiste Carlos Dengler étant l’un des points forts de ce titre et du répertoire des américains en général.

On regrette pourtant que si peu de place soit toujours accordée à la "fantaisie" chez Interpol. Rien à redire sur la qualité de l’interprétation des titres, tout cela est très (trop ?) professionnel, sans fioriture, sans émotion ou tout juste le service minimum. Le seul à s’accorder quelques libertés est le guitariste Daniel Kessler, avec son jeu de jambes diabolique. Dommage car la qualité de leurs morceaux ne suffira pas toujours. Certains titres parviennent à tirer leur épingle du jeu, à commencer par Lighthouse, interprété dans un premier temps par le seul Paul Banks et les riffs de Daniel Kessler avant que le reste du groupe ne les rejoignent sur le final du morceau. Les titres d’ "Antics" reçoivent également un accueil chaleureux de la part du large public et notamment Evil dont le premier couplet est repris en chœur. C’est avec un Not Even Jail magistral, autre titre issu du second album, que se clôture le set.

Le traditionnel rappel fait la part belle au premier album puisque s’enchaînent Untitled, Stella Was A Driver et PDA, réconfortant quelque peu les fans de la première heure qui regrettent le virage "commercial" pris depuis par Interpol. Nostalgie, quand tu nous tiens….

Crédit Photos : Robert Gil

Par Christophe et…

Chroniqueur
  • Publication 501 vues21 novembre 2007
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