"> Kill your pop n°7 à Dijon - Live Report - Indiepoprock

Kill your pop n°7 à Dijon


En cette seconde soirée de la septième édition du festival Kill your pop, le bébé de l’asso dijonnaise Sabotage, c’est a l’Athénéum, au coeur du campus de la capitale bourguignonne que les amateurs de bon son live s’étaient donné rendez vous. Assister à Kill your pop, année après année, c’est toujours avoir l’assurance de passer […]
En cette seconde soirée de la septième édition du festival Kill your pop, le bébé de l’asso dijonnaise Sabotage, c’est a l’Athénéum, au coeur du campus de la capitale bourguignonne que les amateurs de bon son live s’étaient donné rendez vous.

Assister à Kill your pop, année après année, c’est toujours avoir l’assurance de passer un bon moment, tout près de groupes qu’on admire, avec en plus le plaisir de faire à coup sûr une belle découverte, et de partager du bon temps dans une ambiance conviviale. La rumeur se propage d’ailleurs désormais bien au-dela des frontières dijonnaises, preuve en étant que ce jeudi, c’est Christophe Basterra et J-F Le Puil, soit le noyau dur de la rédaction du magazine Magic qui étaient chargé de clôturer la soirée en passant quelques-uns de leurs disques préférés.

Avant cela, ce sont les américains de A sunny day in Glasgow (photo 1) qui ouvraient les débats dans la salle. Six très jeunes gens sortis tout droit d’un film de Gus Van Sant, parfois un  peu timides, mais déjà armés de quelques arguments pour ravir les coeurs et rallier les suffrages, à commencer par un goût certain pour les ambiances à la fois douces et éthérées, la présence de leur jeune chanteuse y étant pour beaucoup, mais mâtinées de guitares qui lorgnent parfois du côté de la noisy pop.  Le groupe a ainsi offert une prestation sincère et généreuse, où même les attitudes parfois un peu empruntées ont contribué au charme de l’ensemble. De belles promesses à suivre.

Une bière plus tard, c’est le duo de Los Angeles High places (photo 2) qui s’installe. Un duo qui doit beaucoup à  sa belle et longiligne chanteuse Mary Pearson, dont la présence éclipse (pas toujours pour le pire) celle de son compère multiinstrumentiste. Ceci dit, au moins les rôles sont bien répartis. Musicalement, la prestation de High places aura parfois tutoyé le très bon, notamment sur les titres ou les samples qui accompagnent le duo s’accordaient aux mélodies, la plupart du temps les titres les plus enlevés, et n’écrasaient pas la voix cristalline de Mary Pearson. En revanche, les titres aux ambiances plus emphatiques ont quelquefois donné le sentiment d’une certaine approximation, comme s’il manquait un troisième musicien ou que la formule devait encore être améliorée, car, sur disque, High places ne connaît pas ce genre d’hésitation. Un concert un peu work in progress en somme, mais peu auront regretté de découvrir l’électro-pop mâtinée de new-wave du groupe.

Sans temps mort, côté bar, c’est Death in plains (photo 3) qui démarre son set. Un homme seul, avec sa guitare, son ordi, sa batterie électronique, soit la panoplie du parfait musicien moderne. Et, sans forcer, notre homme aura été pour beaucoup la révélation de la soirée, en enchaînant des morceaux efficaces, fédérateurs taillés pour rallier le pus grand nombre. Une quarantaine de minutes passées très vite, mais on risque fort d’en reparler.

Avec leurs (déjà) quatre albums largement et à raison acclamés par la critique, les anglais de Tunng (photo 4) auraient presque pu faire figure de vétérans dans ce contexte, mais c’était surtout le groupe le plus attendu de la soirée. Fond de scène bigarré, allure générale décontractée avec chapeaux ou bonnets pour ces messieurs et belle robe décolletée pour leur chanteuse de poche, et d’entrée un son impeccable, parfaitement en place ont vite fait comprendre à tous que les ingrédients étaient réunis pour qu’on assiste à une prestation de tout premier ordre. Tunng va ainsi dérouler la quasi-intégralité de son dernier album "…and then we saw land", avec encore un supplément d’âme sur les moments les plus intimistes, un zeste de second degré lorsque le groupe se lance dans un instrumental aux sonorités glam. Comme sur son dernier album, le groupe délaisse quelque peu les gimmicks qui ont fait sa réputation, sans aucunement en pâtir. Bref, ce groupe, à la fois irréprochable musicalement, tant dans la composition que dans l’interprétation, soucieux de sa scénographie sans se prendre au sérieux est définitivement immense. En bouquet final, ils n’auront pas manqué d’offrir à un public ravi leur "hymne", "Bullets" , comme une apothéose.

Après autant de beaux moments, les plus chanceux auront encore eu la chance d’assister à la prestation des frenchies Gablé (photo 5), ce qui ne fut hélas pas mon cas. Quoi qu’il en soit, au terme de cette seconde soirée, la musique indie aura encore résonné dans les murs de la cité des ducs, et ça, ça fait bien plaisir.

P. S ; un grand merci à toute l’association Sabotage et à Chantal pour les photos.

Rédacteur en chef
  • Publication 361 vues29 avril 2010
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