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Cela commence par une prestation solo d’un jeune homme qui se présente sous le prénom Sylvain. Sur le papier rien ne fait référence à lui. On a apprit plus tard qu’il est le remplaçant de la formation rémoise The Bewitched Hands, retenue par les grèves de la SNCF. Mais dans notre déception on découvre un set folk, country et americana version électrique durant lequel il rend notamment hommage à Roy Orbison. Ce garçon seul sur la scène n’est autre qu’un membre des Crane Angels, la chorale folk bordelaise. Nouveau projet solo peut-être, nous n’en savons pas plus en ce vendredi sinon que le garçon a une très belle voix et comme ses copains du collectif un univers bien à lui.
C’est un autre collectif qui prend le relais sur scène pour la deuxième partie du festival, United Fools, représentants du label Banzai Lab à qui les Rendez-vous de Terres Neuves ont donné carte blanche. Ils commencent par deux instrumentaux, voyage au cœur de la world music au rythme des saxophones et de la flûte d’un coté et des instruments à corde de l’autre. Puis c’est l’entrée sur scène du rappeur anglais MC Youthstar pour un set qui prend des allures de brass band dans la lignée de Youngblood Brass Band. C’est punchie et les saxophones rendent coup pour coup au flow du jeune MC. Une très belle énergie qui a réchauffé le public le temps de leur set.
C’est le Prince Miiaou qui succède à United Fools. Mais en cette fraîche soirée, le chat semble plus localisé dans la gorge de Maud-Elisa que sur la scène du festival. En effet la charentaise a pris froid et cela se ressent dans sa prestation qui manque cruellement d’énergie. Le coté félin de la jeune fille a disparu pour laisser place à de longs ronronnements. Cela ne l’empêche pas pour autant de nous emmener dans un univers plein de mélancolie et de fragilité qui la rend si attachante.
Le public à ce moment de la soirée s’est rassemblé dans presque sa totalité au bord de la scène afin de vivre la dernière prestation de la soirée au plus près. Et il ne s’est pas trompé en faisant cela car nous avons vécu une grande messe menée par la formation Lilly Wood & the Prick. La jeune formation nous embarque dans une ambiance cotonneuse et poétique où la musique pop et la musique folk se marient sous le sermon de Nili Hadida. Un moment solennel durant lequel le public semble se recueillir face à la très belle mise en scène et la maturité de l’ensemble.