"> Méliès (Arman) :: Paris [Flèche d'Or] :: 2 avril 2008 - Live Report - Indiepoprock

Méliès (Arman) :: Paris [Flèche d’Or] :: 2 avril 2008


Ce soir à la Flèche d’Or, Warner investit les lieux pour promouvoir quelques uns de ses artistes en développement, évoluants dans la veine chanson / pop française. Sont annoncés au programme : FM (mélangeant plutôt habilement pop et musique de chambre), Constance Verluca (ballades pop-folk) et Arman Méliès (pop regorgeant de classe et de douce […]

Ce soir à la Flèche d’Or, Warner investit les lieux pour promouvoir quelques uns de ses artistes en développement, évoluants dans la veine chanson / pop française. Sont annoncés au programme : FM (mélangeant plutôt habilement pop et musique de chambre), Constance Verluca (ballades pop-folk) et Arman Méliès (pop regorgeant de classe et de douce mélancolie). On entrevoit aussi en guest Ben Ricour, seul à la guitare.
 
En toute franchise, c’est Arman Méliès et la sortie prochaine de son troisième disque qui suscite principalement notre intérêt. Patience donc jusqu’à 23h40 avant son entrée sur scène. On ne répétera jamais assez que son précédent opus, "Les tortures volontaires"  trop peu médiatisé, constituait pourtant l’un des tous meilleurs albums de pop-folk à la française de l’année 2006. Le prochain, "Casino", sort dans quelques jours et ce concert est donc l’occasion de découvrir ‘en avant première’ les morceaux qui le compose.
 
En guise d’ouverture, Arman Méliès, ici en formation réduite (sans les cuivres…), commence par un morceau instrumental, comme pour planter tranquillement le décor et l’atmosphère dans lequel l’auditeur va se retrouver embarqué.
S’en suit En nous la vie puis Casino, la chanson éponyme, incisive et agréablement enlevée, mais qui perd un peu de son charme sans les arrangements de cuivres et de cordes que l’on trouvera sur le disque. Petit flashback avec Fuir (la belle échappée), tiré des "Tortures volontaires".
Les morceaux sont joués rapidement et s’enchaînent sans répit. Dommage, une des qualités d’Arman Méliès étant d’étirer gracieusement ses chansons, permettant ainsi à l’auditeur-spectacteur de s’immerger  complètement dans son univers à la fois romantique, onirique et cinématographique.

Les nappes de synthé ouvrant Amoureux solitaires (morceau d’Elli & Jacno, popularisé par Lio) pourraient laisser présager un ralentissement de la cadence mais il n’en est rien. Aussi, cette chanson poignante aux paroles des plus mélancoliques, perd un peu de sa saveur. Le voyage en mode mineur se poursuit avec Belem, Sur ta peau et se conclut – trop rapidement – par le superbe Papier carbone. Petite sensation d’inachevé au final, tant le rideau de la scène de la Flèche d’or se referme hâtivement. Il est déjà minuit et demi, mais un rappel n’aurait pas été de trop…

Malgré des conditions perfectibles (un temps de passage visiblement limité d’où un set expédié, un son brouillon, une formation réduite), Arman Méliès garde le cap et confirme une fois de plus ses multiples talents : la justesse et la finesse de ses compositions, toujours habilement mesurées, la qualité de ses textes, l’ensemble qui se fond parfaitement…

Au final, un bel avant-goût avant la sortie le 21 avril de "Casino" et avant ses prochains "vrais" concerts, à commencer par les 14 et 15 mai au Divan du Monde, à Paris.

Chroniqueur
  • Publication 118 vues11 avril 2008
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