"> MIDI Festival (1/2) - Live Report - Indiepoprock

MIDI Festival (1/2)


Samedi 23 Juillet, à Hyères, c’est le début des vacances et ce soir on passe faire un tour du côté du MIDI Festival à la Villa Noailles. Arrivés sur les lieux, nous entendons déjà l’écho de quelques notes autour de nous, on découvre alors Psychologist qui ouvre cette deuxième soirée du festival. Ce soir, le […]

Samedi 23 Juillet, à Hyères, c’est le début des vacances et ce soir on passe faire un tour du côté du MIDI Festival à la Villa Noailles. Arrivés sur les lieux, nous entendons déjà l’écho de quelques notes autour de nous, on découvre alors Psychologist qui ouvre cette deuxième soirée du festival. Ce soir, le programme est copieux : Puro Instinct, King Krule, et Dirty Beaches.

Il fait beau, il fait chaud, et on arrive devant la scène où le leader de Psychologist, Iain Woods, chante  d’une voix lointaine et part danser avec ses deux violonistes en sautant dans tous les coins lorsque les deux types qui mixent derrière lui balancent quelques beats grésillant tout en samplant sa voix. Plus hédoniste que sur son EP « Waves Of Ok », Psychologist passe bien en cette fin d’après midi ensoleillée quoique légèrement nuageuse.

En attendant le prochain groupe, on se promène tranquillement dans les lieux, on chine un peu dans les bacs à vinyles, on retrouve des gens, on apprend la mort d’Amy Winehouse, et puis on voit Puro Instinct arriver sur scène. Mené par Piper et Skilar K. le groupe enchaine des titres de sunshine pop sonnant comme une obscure face B de Best Coast. Les filles sont jolies et les mélodies passent toutes seules avec l’ambiance délétère de l’été et la Villa Noailles, même si ça manque cruellement de personnalité.

Un peu plus tard, on découvre sur scène un gamin de seize ans qui commence à régler une Fender Telecaster, est-ce un roadie pré-pubère ? Il faudra rapidement regarder le programme pour se rendre compte qu’il s’agit en fait de King Krule, d’ailleurs le reste du groupe (une deuxième guitariste, un bassiste chevelu, un batteur costaud) n’est guère plus âgé. A l’instant nous vient une pensée cruelle, « sale jeune ». Et puis ils ont joué un premier morceau. Et puis, même si ce mariage entre pop-rock anglais et ska ressemblait beaucoup aux Specials, au premier album de The Coral, voire au premier Artic Monkeys, il faut bien reconnaître que ce petit rouquin a du panache et de la classe, là, sous sa casquette, à regarder le public droit dans le yeux, à narguer tout le monde avec sa voix déjà si grave. Je vois là un bel avenir qui s’offre à King Krule, reste au groupe à ne pas tout gâcher comme tant d’autres …

La nuit fini de tomber sur la Villa Noailles et déjà un léger vent frais souffle, voilà les conditions idéales pour accueillir Dirty Beaches, venu défendre son récent « Badlands ». Seul avec une guitare et un séquenceur, Alex Zhang Hungtai chante furieusement et intensément sur des rythmes primitifs et lo-fi avant de faire cracher sa Fender Stratocaster blanche de quelques riffs noisy et distordus bien sentis. Je me dis que si je n’ai pas vu Alan Vega à la naissance de Suicide, j’aurais au moins vu l’un de ses dignes successeurs. Et entre la rage adolescente et rock de Sweet 17 et le sample de Françoise Hardy sur un Lord Knows Best (à pleurer) je crois que ça sera l’un des moments forts de la soirée, même si la fatigue commence à se faire gravement ressentir. En repartant dans la nuit on repense encore à cette instant abrasif où Dirty Beaches sample sur A Hundred Highway le Night Of The Assassins des Rallizes Denudé, qui eux-même reprenaient à l’époque la ligne de basse de I Will Follow … Belle conclusion avant le lendemain où on s’attend à voir Primal Scream

Chroniqueur
  • Publication 418 vues5 septembre 2011
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