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Dimanche 24 Juillet, dernière soirée du MIDI Festical à l’Hippodrome de Hyères, l’occasion de voir Primal Scream, qui est venu défendre son célèbre "Screamadelica", album emblématique des années 90 pour avoir été l’un des premiers à l’époque à marier rock à guitare et baggy house.
On arrive pendant le set de Holy Shit et il faut bien dire que c’est c’est ennuyeux à mourir. Difficile de savoir comment ce groupe arrive à être aussi ininterressant sur scène, malgré des guitares gavées de réverbération, un bassiste presque absent, un clavier plutôt fumeux, et surtout un chant qui ressemble plus à un vague grognement fatigué. On reste un peu dubitatif sur le live de ce groupe, qui admire Felt et qui a eu pour membre Ariel Pink et Christopher Owens …
On prend quelques verres et voilà déjà Frankie & The Heartstrings, groupe de brit-pop anglais absolument sans personnalité mais dont l’énergie, qui évoque par moment celle des Franz Ferdinand du début (qui remonte à 2004, ça commence à dater cette histoire). Ce n’est pas très original, mais l’énergie dépensée par le groupe – deux guitares nerveuses, une basse efficace, un chanteur charismatique – suffit pour nous captiver pendant tout le set.
On s’offre alors une seconde bière, on s’approche de la scène, et déjà tout autour de nous les spectateurs partagent un joint, histoire de ressentir un léger sentiment de détachement à l’arrivée de Primal Scream, dès l’écoute des premières notes de Movin’ On Up, introduction tranquille aux hymnes hédonistes que sont Slip Inside This House et Don’t Fight It, Feel It, un doublé mené par un Bobby Gillepsie toujours aussi classe (et le regard un peu lointain) qui plonge le public dans une espèce de joie béate dont il est bien difficile de résister. Et tant pis si Loaded ressemble parfois à une remake de Sympathy For The Devil version dance-floor (dans le public, on entendant parfois un groupe qui criait des Woo Woo Jaggeriens), tant pis si on discerne quelques riffs repiqués à Funkadelic (il me semble reconnaître celui de Mommy, What’s A Funkadelic ?), tout cela est juste bon à écouter, même si fortement teinté de nostalgie rétro-90′s. On ressort de là joyeux, détendu et impressionné. D’abord par le jeu de basse de Mani qui demeure l’arme secrète et ultime du groove de Primal Scream en live et ensuite par le jeu de maracas de Bobby Gillepsie, preuve s’il en est qu’il a su garder un certain sens du rythme depuis son jeu de batterie honnête sur le premier album de Jesus And Mary Chain …