"> Múm :: Paris [Le Trabendo] :: 7 décembre 2007 - Live Report - Indiepoprock

Múm :: Paris [Le Trabendo] :: 7 décembre 2007


Ce vendredi, notre capitale était, à nouveau, placée sous la lumière magique de l’étoile polaire. On ne compte, en effet, plus vraiment le nombre de formations islandaises qui se sont produites depuis une petite dizaine d’années sous nos latitudes. On se souvient encore de cette soirée au Nouveau Casino, organisée par Super!, intitulée "Islande mon amour !" […]

Ce vendredi, notre capitale était, à nouveau, placée sous la lumière magique de l’étoile polaire. On ne compte, en effet, plus vraiment le nombre de formations islandaises qui se sont produites depuis une petite dizaine d’années sous nos latitudes. On se souvient encore de cette soirée au Nouveau Casino, organisée par Super!, intitulée "Islande mon amour !" et qui proposait alors de découvrir les jeunes pousses Apparat Organ Quartet, Benni Hemm Hemm et Seabear (lire le live-report). Il n’était pas très étonnant de retrouver ces derniers en première partie de Múm, puisque la même structure se cachait encore derrière ce concert : Super! dont on peut souligner et saluer le goût certain. 

Surprise pourtant en surplombant la scène, comme il se doit lorsque l’on arrive au Trabendo (le pantalon encore mouillé par la pluie), Seabear n’est plus du tout un trio. Ils sont désormais cinq à entourer Sindri Mar Sigfusson dans ses aventures pop folk. Un premier album sorti cet été et une nouvelle collection de chansons plus loin, on retrouve cette petite équipe sympathique qui propose sur scène des versions souvent approximatives de leurs morceaux – mais la précision ne semble pas être leur objectif. Voilà simplement une grande bande qui prend un plaisir non dissimulé à être sur scène, un sentiment accru lorsque certains membres de Múm viennent les rejoindre pour partager ces moments d’allégresse. 

Parfois la batterie surgit, énorme, les solos de la violoniste tournent un peu trop à la démonstration, ici un toy-piano, là un glockenspiel pour habiller joliment des morceaux qui se perdent de temps en temps dans des structures aux motifs un peu compliqués, par la suite simplement répétés deux ou trois fois… Mais puisque ce n’est pas là l’important, on se prend au jeu et le public fait alors partie de cette fête musicale. 

Une ambiance qui n’est pas près de retomber puisque ce sont les mêmes valeurs que défendent en live leurs compatriotes de Múm. Avec leur nouvel album, "Go Go Smear the Poison Ivy" (lire la chronique), les Islandais se sont recentrés, suite au départ de Kristín Vlatýsdóttir, sur Gunnar et Örvar, mais c’est encore une famille nombreuse (famille heureuse) qui vient s’installer tous mélodicas dehors. On retrouve de nouvelles filles avec eux, l’une au violoncelle, l’autre au ukulélé. Eiríkur Orri, qui semble être le seul trompettiste en Islande, déjà membre de Benni Hemm Hemm, Stórsveit Nix Noltes et qui apparaît sur scène aux côtés de nombreux artistes, passe ici de temps en temps au clavier tout en conservant sa bonhomie. 

Et c’est bien l’esprit de ce concert, tout le monde chante harmonieusement, tout le monde souffle dans quelque chose, tout le monde est heureux, tout le monde il est content ! Múm dévoile son dernier opus, d’autres chansons aussi, remercie en courbette, le sourire jusqu’aux oreilles. Seabear les accompagne parfois, notamment le temps d’une improbable fanfare de kazoos… Les Islandais créent pourtant une rare intensité. Leur musique est ludique, conservant pourtant son côté onirique. L’auditoire apprécie, applaudit de plus en plus fort, se laisse emporter par cette fausse naïveté qui dissimule une réelle maturité d’écriture. Múm montre à ceux qui auraient pu en douter qu’il est un vrai groupe de scène et sans aucun doute l’une des formations de l’année !

Remerciements sincères à Rod de Le-HibOO.com pour ses photos

Chroniqueur
  • Publication 189 vues7 décembre 2007
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