"> Muse + Kfos @ Le Zénith (Orléans) - 15 mars 2004 - Live Report - Indiepoprock

Muse + Kfos @ Le Zénith (Orléans) – 15 mars 2004


Muse avait déjà sillonné les routes de France de long en large et rempli Bercy pour la tournée suivant la sortie d’ « Absolution », paru en 2003. Connu pour ses prestations apocalyptiques, le trio rock s’est encore fendu d’une poignée de dates dans l’hexagone et posé ses valises à Rouen, Grenoble, Clermont-Ferrand, et surtout […]

Muse avait déjà sillonné les routes de France de long en large et rempli Bercy pour la tournée suivant la sortie d’ « Absolution », paru en 2003. Connu pour ses prestations apocalyptiques, le trio rock s’est encore fendu d’une poignée de dates dans l’hexagone et posé ses valises à Rouen, Grenoble, Clermont-Ferrand, et surtout Orléans, le 15 mars dernier. Retour sur la tornade qui a bouleversé le Zénith.

Sans pour autant dire qu’il ne se passe pas grand-chose à Orléans, la venue de Muse tenait visiblement de l’évènement. Tout ce que la ville et ses environs comptent de 15-35 ans avait envahit le Zénith, fort d’une capacité de 5000 places. Un groupe inconnu mais fort talentueux, les Kfos, ouvre le bal avec un grunge crasseux qui réjouit le public. Bien échauffée, la fosse slamme furieusement. Kfos quitte la scène, le slam continue en attendant. L’ambiance est électrique, la tension monte. Il fait très chaud.

Les lumières finissent par s’éteindre, la foule hurle. Muse déboule et balance l’artillerie lourde avec « Hysteria » puis « Dead Star ». Derrière eux, des écrans sur lesquels défilent clips et animations. La fosse pogote joyeusement, les gradins se sont mis debout. Muse est en terrain conquis dès le départ. La température monte, encore. Je viens de perdre 100 grammes. Le frêle Matthew Bellamy s’agite furieusement, six-cordes à la main. En plus d’être un chanteur exceptionnel, à la voix puissante et schizophrène, le frontman de Muse est un véritable virtuose de la guitare et du piano. Le son est énorme, même si les déluges de distorsion et d’effets bizarroïdes rendent l’ensemble un peu cacophonique.

Hysteria
« Sing for absolution » est repris en choeur, puis Bellamy s’installe au piano pour une poignée de morceaux (« Rules by secrecy », « space dementia »…) Une façon peut-être de calmer le jeu, mais rien n’y fait. Le slam continue de faire des ravages, l’ambiance est torride, la température doit avoisiner 40°. 300 grammes en moins. Le bassiste, Chris Wolstenshlome, s’est juché sur une estrade et surplombe le public de plusieurs mètres. Dominic Howard tape tellement fort sur ses fûts qu’il a l’air proche de l’apoplexie. Bellamy, dégoulinant de sueur, alterne entre guitare et piano et balance « Sunburn », extrait du premier album. La foule s’emballe immédiatement. « The small print », « Forced In » suivent, toujours accueillis par des hurlements enthousiastes. La fosse saute en rythme. 600 grammes en moins.

Une demi-douzaine de ballons géants sont lâchés sur la salle. L’hystérie devient collective lorsque le trio joue successivement « Muscle museum », « Time is running out » puis « Plug in baby ». Du rock brûlant, gonflé aux hormones métalliques et particulièrement efficace. Le public hurle les paroles et bouge violemment, arrosé par une pluie de confettis. Bellamy ne tient pas en place et chante comme un possédé. La température est tropicale. 800 grammes en moins.
Au bord de l’épuisement, le trio remercie chaleureusement puis quitte la scène après une bonne heure de concert.

Le Zénith supplie, tape du pied. Les gradins tremblent. Muse revient pour quelques titres et clôt le show sur l’excellent « Stockolm syndrome », petite perle de noisy rock à la sauce indus. Le public devient fou. 1 kilo en moins en 1h40. On recommence quand ?

Chroniqueur
  • Publication 552 vues15 mars 2004
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