"> Nancy Jazz Pulsations :: 06 octobre 2010 - Live Report - Indiepoprock

Nancy Jazz Pulsations :: 06 octobre 2010


Coup d’envoi de la 37ème édition du Nancy Jazz Pulsations..C’est aux jeunes pousses de la scène folk française que revient cette charge. Tout un symbole. 37 ans d’existence pour le festival lorrain, quelques années pour les deux formations folk-rock, une rencontre entre deux groupes en devenir et un festival presque quadra. Hey Hey My My se devait donc d’être […]

Coup d’envoi de la 37ème édition du Nancy Jazz Pulsations..C’est aux jeunes pousses de la scène folk française que revient cette charge. Tout un symbole. 37 ans d’existence pour le festival lorrain, quelques années pour les deux formations folk-rock, une rencontre entre deux groupes en devenir et un festival presque quadra.

Hey Hey My My se devait donc d’être à la hauteur du défi dans la petite salle nancéienne. Jonglant entre ses hymnes folk et ses brûlots électriques, le quatuor distille les titres de ses deux albums sans fioritures, instinctivement, quasi sauvagement. Sur scène, les compositions prennent des accents plus incendiaires, comme sur ce Oh Lord corrosif, mis à feu à grosses charges de guitares stoner. Une énergie et un son ne sont pas sans rappeler les débuts de la formation à l’époque de l’embryonnaire British Hawaii. Complices et fins limiers, Julien Garnier et Julien Gaulier se répondent à coups de riffs, de solos, s’échangent chant et contre-chant, supportés par une section rythmique bien musclée, comme sur le d’habitude très calme Your Eyes When We Kiss qui gagne sur scène en énergie. Petit cadeau, l’inédit Californian Wine souligne les inspirations rock US de la formation, régulièrement (et naturellement) ramenées à Neil Young. Une référence dignement honorée ce soir… Merryland, joué en rappel, donne le dernier coup de semonce à ce set impeccable, maitrisé par une formation qui a pris de l’assurance en live et prend toujours autant plaisir à jouer.

La salle est à point pour accueillir l’autre formation (parisienne aussi) de la soirée Casquette et barbe à la Fidel Castro, le chanteur (Jil) prend place sur scène, rejoint par ses compatriotes. Malgré quelques problèmes de son et réglages de dernière minute, la petite troupe  prend vite ses marques et enchaine les titres de son album éponyme avec une grande cohésion, s’offrant quelques parenthèses et divagations toujours maitrisées. La salle intimiste se prête parfaitement à ce folk chaleureux  comme sur le poignant Not A Word ou le confidentiel Without You. La musique de Jil Is Lucky se démarque de celle des autres bandes néo-hippies par ses tonalités klezmer, portés par le violoncelle et la voix nasillarde de Jil. Ces instrumentations et la spontanéité des musiciens transforment le concert en fête familiale, où chacun tape  des mains, donne de la voix et tente de crier plus fort que son voisin. Dans ce registre, le très attendu et bien connu The Wanderer, (tube international grâce à la publicité Kenzo comme le soulignent les musiciens), fait l’unanimité et trouve écho auprès du public. L’impressionnant Hovering Machine clôt le concert dans un délire psychédélique rock, bourré de distorsion, d’effets en tout genre…Le public est tétanisé par cette jam sans fin mais conquis !

Chroniqueur
  • Publication 333 vues12 octobre 2010
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