"> Oh No Oh My @ Nancy (L'autre canal) - 28 janvier 2011 - Live Report - Indiepoprock

Oh No Oh My @ Nancy (L’autre canal) – 28 janvier 2011


Deux ans après leurs dernières apparitions, Oh No Oh My revient en Europe pour une nouvelle tournée promo qui ratisse l’hexagone et se terminera en Angleterre. Devant la salle, le stand merchandising est révélateur d’un groupe qui a bien cerné les besoins de son public : écharpes de laine (parfaitement adaptées à une tournée hivernale), […]

Deux ans après leurs dernières apparitions, Oh No Oh My revient en Europe pour une nouvelle tournée promo qui ratisse l’hexagone et se terminera en Angleterre. Devant la salle, le stand merchandising est révélateur d’un groupe qui a bien cerné les besoins de son public : écharpes de laine (parfaitement adaptées à une tournée hivernale), chaussettes porte-bières (idéales pour éviter de perdre son breuvage), des CD à très bas prix (sympa pour les portes-monnaies)… Même le prix des billets donnerait un ulcère à Madoff. Certes, Kant disait que ce qui a un prix n’a pas de valeur… mais tout de même, le concert de ce soir valait certainement plus que trois bières. Chemises à carreaux, barbes hirsutes, regards goguenards, les texans investissent rapidement la scène avec leurs hymnes folk-rock après la première partie légère et sympathique de Alone with King-Kong, chanteur folk lorrain.

Multi-instrumentistes confirmés, les quatres musiciens de Oh No Oh My s’échangent constamment guitares, claviers, micros, embarquant la salle dans leur univers psyché-rock et développant leurs pépites entêtantes (l’excellent Be a star, le lumineux Wham bam thank you spaceman)… Le guitariste se retrouve à jouer de la guitare tout en tabassant sa grosse caisse. Passant d’un break à un solo, d’un plan disco à une charge de guitares fuzz, les chansons s’enchainent sans un instant de répit, rythmées par une batterie subtilement à contre temps et une basse bavarde. Cette effusion de sons illumine les arrangements et l’écriture chiadés de cette jeune et trop discrète formation folk, souvent comparée à Sparkelhorse (l’hymne néo-hippie Walk in the Park et ses chœurs festifs). Les nappes de claviers sixties et les assauts de guitares seventies expliquent le look barbes Beach Boys et chemises Creedence du combo. Les tubes Walking to me et You were right,  bourrés de reverb et d’émotions, mettent un coup de projecteur sur le nouvel album du groupe « People problems », sorti quelques jours plus tôt, et qui s’annonce plus planant et produit que son prédécesseur.

Salué par un public conquis, le set électrique s’achève par une reprise enflammée et interminable de Jump into the fire de Harry Nilsson. Tout un symbole !

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