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Peter Hook et sa lumière continuent de rendre hommage aux albums qui ont marqué la carrière du bassiste. Cette fois-ci, c’est « Substance » qui est mis en avant. Enfin, Substances au pluriel devrions-nous plutôt dire, car deux albums portant le même titre sont sortis en 1987 et 1988. Le premier signé par New Order, le second par Joy Division.
Quand on vient de Manchester, on a deux possibilités. Soit supporter United, soit supporter City.
Quand on aime Peter Hook, il est aussi possible de se retrouver devant un vilain dilemme : soit préférer Joy Division, soit préférer New Order.
Afin de satisfaire tout le monde, le groupe divise son concert en deux mi-temps. La première est dédiée à New Order, la seconde à Joy Division.
Un début de concert surprenant, puisque c’est Crystal qui ouvre le bal. Morceau daté de 2001. La troisième chanson est aussi une grosse surprise, puisqu’il s’agit de What Do You Want From Me?, morceau de Monaco, ancien groupe de Peter Hook (dont les musiciens actuels de The Light sont majoritairement originaires – à l’exception de Jack Bates, le bassiste, accessoirement fils de Peter). On pouvait légitimement s’attendre à plus de « Substance » étant donné l’affiche. Ceci dit, cela viendra au fur et à mesure du déroulement de la soirée. Tous les grands classiques vont alors y passer. Le groupe ne modifie pas excessivement les versions originales, à tort ou à raison. Le fait est que de cette manière, les titres sont rapidement identifiés, et le public suit. Etant à titre personnel plutôt dans la team New Order, cette heure trente sera un moment absolument magique. Retracer 20 ans (ou un peu plus) de l’évolution musicale d’un groupe qui aura eu une telle influence sur le son des 80’s et des 90’s, c’est tout bonnement inestimable.
Petite mi-temps de 15 minutes réglementaire pour le groupe, et on repart pour le second acte.
Cette fois-ci, place aux punks. Mouvement de foule important dans la salle pour aller se placer aux avant-postes. Etrangement, les morceaux de Joy Division, réputés bien plus sombre, feront plus danser que ceux de la première partie. Parfois, tout ne s’explique pas… Presque une heure où cette fois-ci, c’est Peter Hook qui prend le lead du chant. Sa voix étant clairement plus proche de Ian Curtis que de Bernard Sumner. Moins de morceaux au répertoire, et souvent plus courts, mais une émotion au moins aussi présente que lors de la partie New Order. Pour preuve, les nombreux hommages rendus à Ian Curtis, disparu il a pourtant près de 45 ans. Love Will Tear Us Apart viendra, traditionnellement, clore le spectacle.
Et pas de match sans échange de maillot. Peter lance donc à la fin du set son t-shirt floqué « Hooky 25 ». Un ou une fan de plus aux anges !
Bilan du show : 2h30 intenses. Très intenses. Deux ambiances opposées, qui ne répondront toujours pas à la fameuse question : « comment l’un des groupes les plus déprimants du monde a-t-il pu devenir l’un des groupes les plus dansants du monde ? »
