"> Playdoh + Frigo @ Glaz'Art - 27 novembre 2003 - Live Report - Indiepoprock

Playdoh + Frigo @ Glaz’Art – 27 novembre 2003


Le Festival ‘Dans la Série des Inaperçus’ a la bonne idée de nous surprendre chaque année avec une programmation attractive de groupes qui devraient animer la scène française ces prochaines années. Et pour annoncer la chose, rien de telle qu’une soirée ‘En attendant les Inaperçus’ qui avait lieu comme le Festival à Glaz’Art dont on […]

Le Festival ‘Dans la Série des Inaperçus’ a la bonne idée de nous surprendre chaque année avec une programmation attractive de groupes qui devraient animer la scène française ces prochaines années. Et pour annoncer la chose, rien de telle qu’une soirée ‘En attendant les Inaperçus’ qui avait lieu comme le Festival à Glaz’Art dont on peut d’ailleurs noter la qualité de la programmation aussi bien sonore que visuelle, surtout ces derniers temps.

Pas de queue à l’entrée, le public arrive de manière très sporadique. Un public d’initiés peut-être trop et la chose est dommage car, malgré son grand mérite, le post-rock n’a toujours pas ses lettres de noblesse en France.

Sur scène, ça sent Noël, une guirlande bleue éclaire et s’harmonise avec les loupiotes des machines déjà en place. Frigo fait alors son entrée, vêtu de manière assez relax, entre pyjama et vieux t-shirt dont on n’arrive pas à se séparer mais pas vraiment ‘Dressed to succeed’… Le groupe entame les hostilités par XYZ, premier titre de leur album et également titre de leur précédent EP. Son post noise electro se fait plus rentre dedans que sur l’album. Ce n’est pas un mal mais si les morceaux sont évolutifs, les montées en puissance sont encore perfectibles. Pourtant Frigo est toujours aussi intéressant, les rythmiques sont riches et traduisent une réelle volonté de diversité. La basse n’en fait pas trop mais reste bien présente et l’équilibre avec la guitare et les samples est bien calculé, rendant le tout attractif. Le chanteur-guitariste, que l’on sent encore mal à l’aise et maladroit, pourra en énerver plus d’un avec son chant à rebrousse poil. Parfois prédicateur, il s’égosille et montre les limites de ses possibilités. Dommage, car la prestation reste attrayante et Frigo devrait rejoindre rapidement le niveau de ses aînés.

Après un changement de plateau assez long et quelques problèmes techniques, Playdoh assène un set qui montre bien l’avance qu’à encore le groupe sur cette jeune garde et nous fait regretter ces trois ans d’absence des scènes parisiennes.
Le groupe a pris en maturité, peut être que l’arrivée de Thomas Mery (ex-Purr) dans leur rang y est pour quelque chose. Ou simplement le fait que ce groupe ressemble désormais plus à un collectif. Chacun a sa petite part du gâteau et tourne sur chaque instrument. Il se passe ainsi toujours quelque chose sur scène. Le spectacle, car c’est un vrai spectacle, est appuyé par les vidéos de Marie Daubert. Petits moments de vie tournée vers soi, jeune fille en robe blanche sur la plage, promenade en forêt, vu sur la ville, sur une main ou des genoux… Des photos de ces petites aventures sont d’ailleurs disponible sur leur site. Playdoh égale alors par la qualité, les Notwist ou Purr (et pour cause…) sachant s’amuser avec les intensités et les textures, le public prend ainsi autant de plaisir à écouter cette musique que le groupe à l’air d’en prendre à la jouer.

Un très joli moment !

Chroniqueur
  • Publication 366 vues27 novembre 2003
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