"> Primavera Sound (4/4) - Live Report - Indiepoprock

Primavera Sound (4/4)


Suite et fin du compte-rendu du festival de Primavera à Barcelone avec de très belles figures à l’affiche.  Après l’orgie de la veille, on calme un peu le jeu en ce dernier jour de Primavera Sound, d’autant que le soleil invite à lézarder sur la plage. On finit par rejoindre le site du Forum car on […]

Suite et fin du compte-rendu du festival de Primavera à Barcelone avec de très belles figures à l’affiche. 

Après l’orgie de la veille, on calme un peu le jeu en ce dernier jour de Primavera Sound, d’autant que le soleil invite à lézarder sur la plage. On finit par rejoindre le site du Forum car on ne veut pas manquer Yuck sur la scène ATP. Les ex-Cajun Dance Party ne nous font pas regretter ce choix avec leur revival 90’s aux influences certes trés marquées mais éxécuté avec une fougue et un brio qui font plaisir à voir.

On enchaîne avec les filles de Warpaint sur la scène Llevant pour là aussi une interprétation sans failles, à l’image de celle qu’elles avaient donné quelques mois plus tôt à Paris pour le festival des Inrocks. Pas toujours convaincantes sur leur premier album, les Californiennes sont en revanche toujours aussi redoutables en live, ce n ‘est pas Jarvis Cocker, spectateur attentif, qui dira le contraire.

On retraverse tout le site pour assister au set des Fleet Foxes sur la grande scène inondée de soleil couchant. A notre arrivée, la foule est compacte et le set déjà entamé. On décide donc de se poser assez loin de la scène, dans le seul carré de verdure du site, histoire de profiter de loin des mélodies folk et des harmonies vocales des hirsutes Robin Pecknold et Josh Tillman.  

A ce moment, une composante essentielle de la vie barcelonaise reprend ses droits sur la musique. Ce soir se déroule en effet la finale de la Ligue des Champions, opposant le FC Barcelone à Manchester United. Impossible depuis le début de la journée de faire plus de deux pas en ville sans croiser un passant arborant le maillot du Barça… alors autant se joindre à la ferveur populaire en allant sur la scène Llevant applaudir la retransmission du match. L’ambiance monte progressivement à mesure que les Espagnols déroulent leur magnifique football au cours d’une finale récital et la joie explose sur chacun des trois buts du Barça.

Si la finale Manchester – Barcelone rassemble une foule fort compacte, il reste Dieu merci une bonne proportion de fans pour applaudir PJ Harvey, tête d’affiche de ce dernier jour… et déception majeure de ce festival. Pourtant, dans l’absolu, on serait bien en peine de reprocher quoi que ce soit à ce concert : PJ, magnifique dans sa longue robe blanche, accompagnée de musiciens d’une sobriété exemplaire, délivre une setlist très orientée vers les excellentes chansons de son dernier album "Let England Shake". C’est élégant, beau… mais surtout très ennuyeux ! Probablement délectable en petite salle, une telle prestation ne tient pas la route en festival face à des dizaines de milliers de personnes qui attendent aussi et surtout un peu plus d’électricité. Une électricité qui finit par faire son apparition sur le classique Meet Ze Monsta, après lequel la belle nous achève en quittant la scène. PJ, que nous as-tu fait ?

Le festival s’achèvera pour nous avec le concert de Swans, spectacle apocalyptique totalement ahurissant. Portée par le tonnerre orchestré par deux percussionniste, dont Thor Harris qui, torse nu, n’a jamais aussi bien porté son prénom, la troupe menée par Michael Gira stupéfie avec des morceaux déstructurés, rallongés au-delà de toute raison, sans autre justification apparente que le délirant exutoire de musiciens en véritable transe. Impossible de trouver un style propre à décrire la furie de Swans (post-indus progressif ?) mais une seule chose est sûre : ce spectacle extrême provoque une indéniable fascination et nous laisse KO debout… ce qui tombe bien car il est l’heure d’aller quérir un ultime taxi !

Par Christophe et

Chroniqueur
  • Publication 468 vues5 juillet 2011
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