"> Sans titre - 2006-04-04 - Paris [La Maroquinerie] - Live Report - Indiepoprock

Sans titre – 2006-04-04 – Paris [La Maroquinerie]


Entre Calexico et Paris, c?est un véritable duel à répétition. Comme le Bon et la Brute, ces deux-là finissent toujours par se retrouver. On en viendrait presque à se demander quel saloon parisien la bande de Tucson n?a pas encore visité. Aujourd?hui, c?est la Maroquinerie que Burns, Convertino et les leurs ont ajoutée à leur […]

Entre Calexico et Paris, c?est un véritable duel à répétition. Comme le Bon et la Brute, ces deux-là finissent toujours par se retrouver. On en viendrait presque à se demander quel saloon parisien la bande de Tucson n?a pas encore visité. Aujourd?hui, c?est la Maroquinerie que Burns, Convertino et les leurs ont ajoutée à leur imposant tableau de chasse.

Un concert qui suivait de peu un show-case promotionnel en duo acoustique, livré à la Flèche d?or, en février dernier. Cette fois-ci, le jour-même de la sortie européenne de « Garden Ruin », son dernier méfait, la troupe de l?Arizona se présente en formation moins réduite, grâce au renfort des fidèles Paul Niehaus (pedal steel), Volker Zander (contrebasse), Jacob Valenzuela et Martin Wenk (trompettes). On reste malgré tout assez loin de l?armée mexicaine qui escortait autrefois Calexico (mariachis en sombreros et chemises à jabot, préposés aux cordes, cuivres et percussions).

Ce soir, la prestation des Américains gagne donc en sobriété, sans rien perdre de son exotisme habituel, ni de son euphorie contagieuse. Nos musiciens alternent leurs classiques épicés (Minas De Cobre, Accross The Wire) et leurs nouvelles compositions, lesquelles se font tantôt plus dépouillées (Cruel, Nom De Plume), tantôt plus noisy (Letter To Bowie Knife, All Systems Red). En revanche, aucune des ballades western dominant le répertoire du groupe n?est exécutée. Calexico s?interdit donc la facilité et affiche sa capacité à surprendre son auditoire. Rares sont les groupes à l?identité si forte osant s?aventurer sur un tel terrain.

Après le toujours pertinent Alone Again Or (reprise de Love), le groupe offre un rappel ovationné par le public. Joey Burns, en chef d?orchestre particulièrement détendu, introduit une relecture inattendue du Guns Of Brixton des Clash. L?imparable Crystal Frontier, par sa rythmique débridée, clôt magistralement la soirée. Et puisque ce soir, nos gringos avaient fait tomber le sombrero, nous ne craindrons pas de lancer un… « chapeau bas, messieurs ! »

Chroniqueur
  • Publication 119 vues4 avril 2006
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