"> Sans titre - 2006-07-06 - Paris [Olympia] - Live Report - Indiepoprock

Sans titre – 2006-07-06 – Paris [Olympia]


C?est maintenant devenu une habitude, depuis 2 ans au mois de juillet, l?Olympia reçoit un vent de fraîcheur venu d?Islande pendant que la chaleur règne à Paris. La soirée commence vers 20h avec Amina, quatre jeunes filles multi-instrumentistes qui s?amusent à mélanger les genres, les instruments modernes (samplers, synthés) et plus anciens (xylophones, scie musicale). […]

C?est maintenant devenu une habitude, depuis 2 ans au mois de juillet, l?Olympia reçoit un vent de fraîcheur venu d?Islande pendant que la chaleur règne à Paris.

La soirée commence vers 20h avec Amina, quatre jeunes filles multi-instrumentistes qui s?amusent à mélanger les genres, les instruments modernes (samplers, synthés) et plus anciens (xylophones, scie musicale). Bidouilleuses de génie, elles laissent parler leur musique plutôt que leurs textes (tous leurs morceaux sont instrumentaux). Mélange expérimental d?électro et de post-rock, la musique d?Amina possède un caractère enfantin matérialisé par le visage poupin de ses interprètes. Peu habituée à s?exprimer en public et visiblement intimidée, une des membres du quatuor prend pourtant la parole afin de promouvoir leur album. Ses bafouillements se transforment en rires conjugués du groupe et du public visiblement touchés par tant de timidité et de simplicité.

Féerique est le premier mot qui vient à l?esprit quand on vient d?assister à un concert des Islandais de Sigur Ros. Magique, onirique, lyrique auraient également pu faire l?affaire tant leurs performances dépassent le cadre d?un concert rock classique. Le rideau blanc est tiré sur le devant de la scène comme ils en ont pris l?habitude sur cette tournée. Les premières notes de Takk résonnent alors que les membres prennent place, l?Olympia rugit de plaisir. Un film est projeté sur le rideau blanc pendant les deux premiers morceaux, Takk et Glosoli, enchaînés comme sur leur dernier opus. L?ovation du public vient saluer la fin du morceau et l?ouverture du rideau.

Le jeu d?ombres chinoises se poursuit avec Ny Batteri. Sur un fond blanc, une ombre démesurée montre Jónsi Birgisson martyrisant sa guitare avec un archet. Un ch?ur de cuivres déjà aperçu pendant la première partie vient accompagner le groupe sur certains morceaux. C?est ensuite au tour des quatre filles d?Amina de se joindre à la bande pour constituer un quartet de cordes (3 violons, un violoncelle). C?est donc pas moins de 13 membres qui sont sur scène en même temps, un vrai petit orchestre symphonique. Même si une grande place est laissée aux morceaux les plus récents, le groupe survole sa discographie et n’oublie pas les fans de la première heure. Au bout d?environ 2h de concert et après que le groupe a quitté la scène, le rideau est de nouveau tiré pour un ultime rappel, Popplagiô, véritable bouquet final d?une performance inoubliable.

La communion avec le public est totale quand le groupe revient pour saluer la foule un long moment. Les sourires se lisent sur les visages du public, ravi d?avoir assister à un concert qui sort de l?ordinaire, mais aussi sur les visages du groupe élargi (Sigur Ros, Amina et les cuivres) qui saluent le public à la manière d?acteurs de théâtres. Sur le fond blanc derrière la scène, apparaissent les lettres TAKK, titre du dernier album, qui signifie merci en Islandais. Les lumières se rallument brusquement, on a l?impression d?avoir fait un beau rêve éveillé. Les visages rieurs et les yeux brillants de nos voisins laissent à penser que ce n?était peut être pas un rêve?

Chroniqueur
  • Publication 130 vues6 juillet 2006
  • Tags
  • Partagez cet article