"> Sebadoh :: Paris [Trabendo] :: 28 avril 2008 - Live Report - Indiepoprock

Sebadoh :: Paris [Trabendo] :: 28 avril 2008


C’est dans un Trabendo partiellement rempli d’un public de fans avertis, que Sebadoh était venu défendre son répertoire. En pleine tournée européenne à l’occasion de leur reformation, leur passage au Trabendo était l’occasion de se replonger, avec nostalgie, dans les méandres du rock lo-fi et déglingué de Lou Barlow, Eric Gaffney et Jason Loewenstein.   […]

C’est dans un Trabendo partiellement rempli d’un public de fans avertis, que Sebadoh était venu défendre son répertoire. En pleine tournée européenne à l’occasion de leur reformation, leur passage au Trabendo était l’occasion de se replonger, avec nostalgie, dans les méandres du rock lo-fi et déglingué de Lou Barlow, Eric Gaffney et Jason Loewenstein.
 
En première partie on a droit à Go Go Charlton (photos 1 et 2), un quatuor qui pioche son inspiration autant chez les Smiths que New Order. Si on écoute poliment au début, en se disant que le groupe manque de personnalité, il faut bien admettre que les morceaux finissent par décoller après une courte période de mise en place. Assumant jusqu’au bout un chant dans la droite lignée de Morrissey, ainsi que des guitares et des claviers pop dans le style Johnny Marr ou Bernard Summer, le set de Go Go Charlton s’écoute finalement sans ennui.
 
Puis Sebadoh (photos 3 à 7) arrive sur scène. Plutôt décontracté, le groupe joue dans plusieurs configurations différentes de nombreux morceaux issus de "III", "Bubble And Scrape", ou encore "Smash Your Head On The Punk Rock". Lou Barlow exécute remarquablement certaines de ces chansons les plus crues (Soul And Fire, Two Days Two Years) ou les plus iconoclastes (Le terrible The Freed Pig, dédié à Jay Mascis). Armé d’une vieille guitare acoustique, avec juste quatre cordes, et branchée sur un ampli prompt à nous envoyer quelques saillies particulièrement distordues, Lou Barlow est accompagné par Jason Loewenstein,  dont la basse semble bien décidé à nous torpiller les oreilles, et d’Eric Gaffney, planqué derrière ses fûts. Et si on devait finalement garder un titre de tout ce concert, on prendrait sans hésiter Brand New Love, qui alterne folk tristounet et distorsion bruitiste.
 
Si les morceaux de Lou Barlow fonctionnent globalement à merveille en live, il faut bien admettre que ceux d’Eric Gaffney peinent à retrouver l’esprit totalement barré de Violet Execution, ou encore Scars Four Eyes. Décevants, les passages d’Eric Gaffney seront finalement les moins inspirés de tout ce concert. Heureusement, Jason Loewenstein aligne quelques titres de pur punk hardcore, comme Careful. Dépassant rarement deux minutes, les passages violents et efficaces de Loewenstein prennent littéralement à la gorge et réussissent à plonger le public trentenaire de Sebadoh dans un pogo agité faisant presque trembler le Trabendo.
 
En rappel, Sebadoh exécute l’hilarant Gimme Indie Rock, et joue encore de nombreux titres sortis de son vieux répertoire, le tout entre deux blagues de Lou Barlow, pour aboutir à environ deux heures de concert. Mais si Sebadoh ne propose rien de neuf (pour le moment aucun album ne se profile à l’horizon), il faut bien reconnaître que le plaisir de jouer du groupe est des plus communicatif, et le public semble y avoir trouvé son compte. Au final, on repart content de ce concert qui s’avère, en fin de compte, au dessus de la moyenne.

Crédit photos : Antoine Legond

Chroniqueur
  • Publication 117 vues28 avril 2008
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