">
Les Belges de Sharko sont en résidence à la Flèche d’Or et effectuent ce soir leur deuxième concert dans une salle pleine à craquer. Accompagné par un groupe français, Hopper, et par les Britanniques de Help She Can’t Swim. Deux très bons concerts suivis par un raz-de-marée sonore du trio bruxellois.
C’est le groupe anglais Help She Can’t Swim qui débute les réjouissances à coups de riff acérés et refrains béton. En tournée depuis plusieurs mois pour le NME, ces jeunes Britanniques peuvent déjà se vanter d’avoir jouer en première partie des Blood Brothers ou de CSS. Une petite demi-heure plus tard et ils laissent place au groupe Hopper (Photos n° 1, 2 ,3, 4,5).
Le public commence à s’exciter, Dorothée et Aurélia (guitare / voix) s’en donnent à cœur joie entre compos énervées et envolées intimistes ; quand l‘une hurle, l‘autre nous gratifie de douces vocalises et inversement, les deux chanteuses se complètent à merveille. En 2004 leur premier album "A Tea With D" reçoit un accueil chaleureux du public et des médias. Leur récente rencontre avec Ryan Hadlock (Blonde Redhead, The Gossip, The Strokes) confirme leur succès puisqu’ils enregistreront leur second album dans le mythique studio de Seattle. "Date de sortie prévue pour janvier 2008" scande Dorothée à la fin du show.
Quand Sharko (Photos 5, 6, 7, 8, 9 et 10) arrive sur scène c’est l’hystérie dans la foule ; ballades hypnotisantes et rock tranchant comme plat de résistance. Sur quelques chansons David troque sa basse pour une guitare ou même pour un ukulélé, Teuk nous gratifie de riffs électriques, tandis que Julien se démène sur sa batterie. Depuis leur premier album "Feuded" jusqu’au récent "Molécule" les Belges ont acquis un public des plus fidèles connaissant toutes les chansons sur le bout des doigts… De Excellent à I Went Down en passant par Trip, Motels, Spotlite ou Sweet Protection la foule pousse la chansonnette pour le plus grand plaisir du groupe. Le set se clôt sur la chanson Rock 1, issue du dernier album face à un public transpirant de bonheur.
Après ce débordement d’énergie nous pouvons maintenant regagner le froid parisien après ces concerts que l’on qualifiera au final de bouillants.
Crédit photos : Johann Rolland