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Deux mois après la sortie française de ‘’A Potion’’ et le spectacle à l’Opéra Bastille donné pour l’occasion, Sioen est revenu jouer dans le cadre intimiste du Café de la Danse, en apportant dans ses bagages ses compatriotes d’Absynthe Minded pour un double plateau des plus convaincants. Si la salle n’était pas comble, le public a fait preuve d’une qualité d’écoute appréciable et a visiblement pris bien du plaisir devant les mélodies jouées pour lui.
Une chose est sûre, c’est qu’il fallait arriver à l’heure au Café de la Danse pour ne pas rater Absynthe Minded (Photos n°1, 2, 3 et 4). Encore inconnu chez nous, ce groupe belge a de qui tenir et une réputation à défendre. Eh oui, les attentes sont fortes lorsque l’on sait que le groupe compte Arno ou Tom Barman (Deus) parmi ses fans. Frappé par la jeunesse de ses membres, 25 ans environ, le public réagit moyennement et un peu mollement au début. Si le premier single My Heroics Part I laissait augurer d’un rock taillé pour les radios, légèrement teinté de jazz ambiant, on est dérouté dès le quatrième morceau, qui lui ne cache pas ses mélodies généreusement inspirées de Miles Davis et autres Django Reinhardt: guitare, contrebasse, violon…La surprise est de taille et on reste sur notre faim.
Heureusement pour nous, Absynthe Minded est sur le point de sortir son premier album en France en mai prochain. Sobrement intitulé »Introducing » il regroupera des titres extraits de leurs trois albums et nous permettra d’avoir un aperçu de l’étendu du talent des Flamands.
Leurs aînés de Sioen n’ont, eux, aucun mal à convaincre le public bien disposé après cette mise en bouche subtile. Après A Potion, traditionnel morceau d’ouverture de leurs concerts, ils envoient des titres bien rock, misant sur l’immédiateté et l’énergie. Ainsi, on a l’occasion d’entendre pour notre plus grand plaisir, What I fail to understand, Suicidal Sunset ou encore le single du moment I need a drug. Cela dit, on avouera une préférence pour les titres plus lents, apaisants même: Ease your mind est exécuté avec un professionnalisme qui ne gâche en rien l’émotion et on atteint des sommets sur Too Good to be True et son toujours aussi somptueux solo de violon. L’impression générale est bonne mais comme d’habitude avec Sioen, on gardera plus à l’esprit la découverte qu’a été Absynthe Minded.
Au final, une soirée fort agréable, qui confirme qu’avoir des origines belges est gage de qualité.
Crédit photos: Antoine Legond