"> Slaraffenland + Neon Indian:: Paris [Espace B] :: 07 décembre 2009 - Live Report - Indiepoprock

Slaraffenland + Neon Indian:: Paris [Espace B] :: 07 décembre 2009


Quelle meilleure occasion qu’une affiche réunissant les Américains de Neon Indian et les Danois de Slaraffenland pour se rendre à l’Espace B, une salle à la programmation plutôt métal jusque là qui s’est depuis peu lancée de plein pied dans les concerts indés. Lorsque l’on arrive sur les coups de 20h, les Danois se sont […]

Quelle meilleure occasion qu’une affiche réunissant les Américains de Neon Indian et les Danois de Slaraffenland pour se rendre à l’Espace B, une salle à la programmation plutôt métal jusque là qui s’est depuis peu lancée de plein pied dans les concerts indés. Lorsque l’on arrive sur les coups de 20h, les Danois se sont lancés dans la réalisation d’une fresque à la craie sur les murs de la salle. L’horaire est ce soir assez tardif pour un concert parisien, on s’occupe comme on peut.

Les Américains de Neon Indian (photos 1 à 5) font leur apparition sur les coups de 21h30, la salle a eu le temps de se remplir, notamment par quelques membres de l’entourage du groupe qui occupent les premiers rangs afin de mettre un peu d’ambiance. Le début du concert tourne court puisqu’interrompu par un souci technique. Après quelques minutes le set reprend là où on l’avait laissé, dans les boucles hypnotiques des samplers et dans les accents vintage des synthés. Le quatuor texan ressemble en effet à une sorte de croisement entre Animal Collective, pour le côté hypnotique et les blips aquatiques, et MGMT, pour le côté dansant et psyché de leur musique. Particulièrement kistch sur l’album "Psychic Charms", les compositions d’Alan Palomo bénéficient sur scène de la présence d’un guitariste et d’un batteur qui donnent un peu plus d’attrait à l’ensemble. C’est notamment le cas sur Terminally Chill ou Local Joke, sur lesquels les solos de guitare remplacent avantageusement le synthé vintage. Quelques titres se détachent du lot, à l’image de Psychic Charms et surtout du trippant Shoud Have Taken Acid With You. Au final un concert plutôt sympathique qui à l’air de ravir le public qui réclame et obtient un titre supplémentaire.

Les Danois de Slaraffenland (photos 6 à 11) ne sont pas des inconnus pour ceux qui s’intéressent de près à la scène scandinave. On les retrouve notamment bien souvent aux cotés de leurs compatriotes d’Efterklang pour des concerts communs sous appellation Slaraffenklang. Désormais affublés de t-shirts « squelettes », le quintette prend place sur une scène décorée de façon très nature avec tout un assortiment de fleurs et feuilles en plastique. Ils ont dû dévaliser Nature & Découvertes avant de venir. Si le look et la déco ne sont pas leur fort, c’est bien les seules fautes de goût commises par les Danois ce soir là. Venus présenter leur nouvel album, l’excellent "We’re On your Side", ils font preuve de beaucoup d’enthousiasme dès le début du set. Ça chante fort et juste chez à peu près tout le monde, une véritable performance. Il y a un côté empathique dans leur musique et leur façon de chanter qui n’est pas sans rappeler les Canadiens d’Arcade Fire. Ca joue aussi fort et juste, ça s’échange les instruments, certains comme le batteur ou le préposé au synthé semblent littéralement en transe…et nous aussi lorsque s’enchaînent Long Gone et Meet and Greet. Le groupe fait participer le public, bizarrement un peu moins nombreux que pour Neon Indian, en donnant à deux d’entre eux des tambourins pour battre la cadence. Si certains n’étaient pas encore conquis, c’est désormais chose faite. Malheureusement le set est assez court du fait du retard à l’allumage. Le groupe sort de scène aux alentours de minuit après un rappel bien mérité. Un groupe à suivre, définitivement.

Crédit Photos : Stéphane Rotureau.

Chroniqueur
  • Publication 137 vues7 décembre 2009
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