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Sonic Youth et Dinosaur Jr – Paris [Le Zénith]


En pleine tournée, Sonic Youth était de passage en France pour une date unique, le 13 Décembre au Zénith. Le quatuor était accompagné de l’ancien bassiste de Pavement, Mark Ibold, et cerise sur le gâteau, Dinosaur Jr était aussi présent pour la première partie. L’amateur de rock indépendant et dissonant issu des années 80/90 ne […]

En pleine tournée, Sonic Youth était de passage en France pour une date unique, le 13 Décembre au Zénith. Le quatuor était accompagné de l’ancien bassiste de Pavement, Mark Ibold, et cerise sur le gâteau, Dinosaur Jr était aussi présent pour la première partie. L’amateur de rock indépendant et dissonant issu des années 80/90 ne fut pas en reste ce soir.
 
On a juste le temps de prendre un verre que déjà les lumières s’éteignent pour laisser place à Dinosaur Jr (photos 1 à 3). On se dit que Jay Mascis n’a sûrement pas écouté The Freed Pig, chanson de Sebadoh, composée par Lou Barlow et dédiée au guitariste de Dinosaur Jr. A en juger par les paroles de cette dernière, un gros problème de communication existait entre les deux musiciens. Mais visiblement la tension est suffisamment retombée pour que le groupe se reforme avec Jay Mascis (Guitare et Chant), Lou Barlow (Basse et Chant), et Murph (Batterie). On attendait le son hardcore et noisy de la scène américaine et indépendante pré-nineties, on est servi : Jay Mascis chante définitivement comme une casserole, secoue ses cheveux argentés dans tous les sens et enchaîne de nombreux soli de guitares, distordues par une fuzz baveuse. Lou Barlow, quant à lui, effectue de gigantesques moulinets sur sa basse dont les effets se feront assez vite ressentir sur nos oreilles.

Dinosaur Jr interprète de nombreux titres piochés parmi leurs premiers albums, comme le séminal Forget The Swan où Lou Barlow et Jay Mascis se partagent conjointement le chant. Sur Little Fury Things, Thurston Moore effectue une courte apparition pour ajouter quelques hurlements. On regrettera juste l’absence de Poledo, qui aurait été un acte de bravoure que l’on n’aurait pas manqué de saluer avec entrain. Un set d’une demi-heure, court, efficace et intense.
 
Alors qu’on commençait à se dire que le comble du snobisme serait de partir après la première partie, Sonic Youth (photos 4 à 8) investit la scène et débute par un fulgurant morceau issu de "Daydream Nation", Candle. Pour autant l’heure n’est pas à la nostalgie, et contrairement à quelques vieilles badernes du rock, le quatuor new-yorkais est bien décidé à jouer presque exclusivement des titres issus de leur album "Rather Ripped". A l’image de ce dernier, le son est direct, efficace et immédiat, sans pour autant mettre de côté les recherches sonores et électriques.

Même si Kim Gordon officie au chant avec une impressionnante présence sur de nombreux morceaux, comme What a Waste, Turquoise Boys et Jams Run Free, il serait vain de jouer à savoir "qui fait quoi", tellement le groupe fonctionne en parfaite unité, toutes guitares distordues en avant. Des titres abrasifs comme Incinerate, Sleepin’ Around, ou encore Rats s’enchaînent avec une redoutable efficacité. Le quasi instrumental Pink Stream déploie toute sa grandeur en live, tandis que Do You Believe In Rapture effectuera une courte accalmie pour nos oreilles.

Quelques vieux titres comme 100%, ou encore Teenage Riot seront interprétés et en guise de conclusion, Sonic Youth effectuera un Shakin’ Hell provenant du radical "Confusion is sex". En presque deux heures, Sonic Youth nous prouve que les compositions directes de leur dernier album sont parfaitement taillées pour la scène.

Chroniqueur
  • Publication 185 vues13 décembre 2006
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