"> Syd Matters @ Nancy (L'Autre Canal) - 14/04/2011 - Live Report - Indiepoprock

Syd Matters @ Nancy (L’Autre Canal) – 14/04/2011


Quatre albums au compteur et quelques centaines d’heures de scène, Syd Matters a tracé une belle route depuis End And Start Again (compilation CQFD 2002) et pourtant, on dirait que c’était hier. Même si les franciliens ont quitté les chemins de la confidentialité depuis longtemps, ils semblent toujours vivre et savourer une intimité indigne de leurs rangs et leurs magnifiques productions.
Quatre albums au compteur et quelques centaines d’heures de scène, Syd Matters a tracé une belle route depuis End And Start Again  (compilation CQFD 2002) et pourtant, on dirait que c’était hier. Même si les franciliens ont quitté les chemins de la confidentialité depuis longtemps, ils semblent toujours vivre et savourer une intimité indigne de leurs rangs et leurs magnifiques productions. Leur prestation live confirme cette distance protectrice… pas un mot avec le public, peu d’échanges sur scène, la bande menée par Jonathan Morali est là pour délivrer ses mélodies folk-rock, rien d’autre. Le set s’ouvre sur Riversister avec ses arpèges oniriques et la voix chaude de Jonathan. D’entrée, la machine Syd Matters prouve qu’elle est parfaitement rodée, d’une précision déconcertante. Les musiciens s’échangent claviers, guitares électriques, guitares acoustiques, percussions dans une précision et un calme religieux. L’intimité de la salle, les lumières tamisées et les légères fumées ajoutent à cette ambiance mystique. Wolfmother, Hi Life, Bones, Habrian’s Wall…Syd Matters joue ses pièces maitresses à grand renfort d’effets, alternant balades folk et embardées pysché, mélancolie et euphorie.  La composition elliptique et les instrumentations en mille-feuille donnent encore plus de relief aux morceaux, planant par moments (le déluge sonore de Anytime Now), rock à d’autres (l’électrique Stone Man).

Obstacles vient clore les rappels dans une envolée aussi planante que mélancolique. Pas la peine d’en attendre plus, la troupe quitte la scène comme elle l’a pénétrée, sans un mot et dans le calme. Devant ce génie créatif et cet autisme scénique, on comprend parfois mieux l’admiration du groupe pour Syd Barrett.

Chroniqueur
  • Publication 383 vues15 avril 2011
  • Tags Syd Matters
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