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Mercredi soir, j’ai posé pour la première fois les pieds à l’Hydrophone, lieu de concerts de Lorient. Un magnifique outil avec deux salles (200 et 500 places) construites dans l’ancienne base militaire de la ville.
Naya Mö, duo guitare / batterie, attaque la soirée vitesse grand V. La formation arrive à donner l’impression qu’ils sont cinq sur scène, tout en n’étant que deux. Le son est extrêmement dense et tout aussi entrainant. En convoquant des grands noms US pop-rock des 90’s (on pense à Veruca Salt), associés à la scène noise anglaise de la même époque (le batteur portait un t-shirt « loveless » : hasard, coïncidence ?), la corde nostalgique est vite titillée. Mais le groupe n’est cependant en rien ringard, et sonne particulièrement actuel. Magnifique tour de force.

Dire que j’attendais avec impatience de revoir les Boo Radleys est encore bien loin de la réalité. Notre dernier rendez-vous datant de 1997, on peut dire que l’attente fut longue… C’est donc avec une fébrilité bien au dessus de la moyenne que j’attaque le concert. Le groupe est actuellement en train de fêter les 30 ans de « Wake Up! » avec le Welcome Back! Tour.
Et malheureusement, les premières minutes vont s’avérer un peu décevantes. Le groupe commence directement avec C’mon kids. Un morceau qui s’écoute religieusement depuis trois décennies. Mais une basse hyper présente, un chant un peu modifié et des guitares qui ne prennent pas leur vraie place ne vont pas faire honneur à ce ce moment tant attendu. Bon, le temps de se remettre de cette déception, et aussi de se faire à l’idée que la basse sera de toute façon très présente, deux autres morceaux s’enchainent.
Vient alors Find the answer within. Morceau « feel good » par excellence (de par son texte mélancolique et ses sonorités catchy), il va pleinement lancer la soirée. Tous les instruments sont bien répartis. la voix de Sice est toujours aussi limpide. L’émotion est totale.
A partir de ce moment là, le groupe déroule une grande partie de ses classiques (Ride the tiger, Wake up Boo, What’s in the box, …) et insère des morceaux composés depuis la reformation. La répartition est très bien faite et le concert passe à une vitesse folle. Sice a tout de même la bonne idée de présenter chaque morceau avant de le jouer. Il aime parler, cela se voit (il a aussi un sourire jusqu’aux oreilles pendant qu’il joue). Le groupe fait en tout cas plaisir à voir et à ma grande surprise il n’a pas tant vieilli que cela (il faut reconnaitre que lorsque l’on a la boule à 0 à trente ans, on élimine assez tôt le risque de perte de cheveux).
Le concert se poursuit dans une extrême bonne humeur jusqu’au traditionnel Lazarus qui conclut le set, sans rappel. Au total, 19 titres joués, dont un inédit (King budgie) qui figurera sur le nouvel album en préparation et prévu pour mai.
Et un bilan totalement positif malgré un léger « faux départ ». Il fallait bien quelques minutes de mise en jambes avant de relancer la machine à souvenirs.


