"> The Legendary Tigerman :: Paris [La Maroquinerie] :: 24 janvier 2007 - Live Report - Indiepoprock

The Legendary Tigerman :: Paris [La Maroquinerie] :: 24 janvier 2007


Paulo Furtado n’aime pas rester à la maison… Quand il n’est pas en studio ou en tournée avec son combo explosif Wraygunn, le jeune bluesman portugais vadrouille en solitaire. Quelques mois après son dernier passage en France, il est de retour sur la scène de la Maroquinerie pour défendre son nouvel album solo « Masquerade ».   […]

Paulo Furtado n’aime pas rester à la maison… Quand il n’est pas en studio ou en tournée avec son combo explosif Wraygunn, le jeune bluesman portugais vadrouille en solitaire. Quelques mois après son dernier passage en France, il est de retour sur la scène de la Maroquinerie pour défendre son nouvel album solo « Masquerade ».
 
Medi, jeune rockeur français au style emprunté à Lynyrd Skynyrd, est, lui aussi, venu seul pour assurer la première partie du concert. Son groupe, le Medicine show, est remplacé par deux harmonicas, que le chanteur présente et applaudit fièrement. Ses compositions seventies s’adaptent très bien à cette version acoustique, servie à la Takamine et rythmée country, à grands coups de boots. Si le look de Medi rappelle les icônes du rock sudiste seventies, c’est à Londres qu’il a puisé ses refrains et ses plans de guitare fracassants. Gary Rider, saxophoniste du Medicine Show, s’invite sur scène pour deux morceaux, offrant une jam enflammée. Un show trop court au regard de la qualité et de l’envie de jouer de ce nouveau mentor du rock revival.
 
Les préparatifs de Legendary Tigerman sont un peu plus complexes que ceux de Medi. Batterie minimaliste, micros et pédales à gogo, le jeune bluesman a sorti tout son attirail d’homme orchestre et s’installe sous les ovations d’un public visiblement déjà conquis. Lunettes vintage vissées sur le nez, saut de gomina dans les cheveux, veste cintrée et jean déchirée, Furtado soigne autant son look que sa musique. Alternant gros riffs de guitare, breaks et déflagrations soniques, il livre un blues virulent, électrique, souvent sur la corde mais jamais destructuré. Et comme il n’est pas facile de tenir une scène tout seul, de surcroît aussi, notre homme a eu la bonne idée de diffuser les clips de ses chansons en fond de scène. Clips kitsch, filles à poil, road trip, les images qui défilent illustrent bien les compos de Legendary Tigerman. Emporté par l’énergie de ses titres, Furtado pousse le son des amplis, alourdit ses riffs et s’emporte sur des rythmiques sauvages. Le concert s’achève dans un déluge sonore assourdissant.
 
Avec cet énergumène, le blues a encore de beaux jours devant lui.
 

Chroniqueur
  • Publication 128 vues24 janvier 2007
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