"> The Shades + Wragunn - Live Report - Indiepoprock

The Shades + Wragunn


A l’occasion de la réédition du brillant « Ecclesiastes 1.11 » (version collector avec Bonus Live), Wraygunn revient faire la fête à Paris, quelques mois après son passage au Nouveau Casino et au milieu d?une tournée française. Cette fois, c?est à la Maroquinerie que le groupe de rock portugais a posé ses enceintes et tout […]

A l’occasion de la réédition du brillant « Ecclesiastes 1.11 » (version collector avec Bonus Live), Wraygunn revient faire la fête à Paris, quelques mois après son passage au Nouveau Casino et au milieu d?une tournée française. Cette fois, c?est à la Maroquinerie que le groupe de rock portugais a posé ses enceintes et tout son barda. Les Shades, groupe de rock parisien, se chargent de la première partie. Sapes mods (tout en blanc), gueules angéliques et détermination juvénile, hymnes à trois accords, clavier psychotique, son tonitruant, quelques vociférations en français, ces cinq teenagers évadés du collège balancent leurs morceaux à cent à l?heure dans un raffut ravageur, efficace mais sans plus. Un set vitaminé entre fête d?école et concert rock. En ces temps propices aux formations pré-pubères grattant leurs premières guitares, il ne serait pas surprenant de voir ces gamins propulsés sur le devant de la scène, comme c?est le cas pour beaucoup de leurs copains de récréation.

Wraygunn joue dans un autre registre. Le groupe portugais a amené tous ses gadgets et la scène prend rapidement des allures de brocante. Dès l?intro, Soul City plante le décor : le combo est en grande forme et ne fera pas de quartier ce soir. Chef d?orchestre endiablé et show-man survolté, Paulo Furtado, lunettes de soleil vissées sur le nez et guitare en poigne, emmène le public avec lui dès les premières notes, arrachant d?énormes sons gorgés de reverb. Bâtie sur des bases bluesy, renforcée par des ch?urs nuancés, boostée aux samples et aux percussions, la musique de Wraygunn est un cocktail explosif d?électro-rock. A grands coups de breaks et de déflagrations rythmiques, les titres s?enchaînent à une allure folle, montant en pression et en tempo. Le groupe se déchaîne, joue avec la foule, grimpe sur les instruments, part dans tous les sens, dans une ambiance très bon enfant. C?est rapidement le chaos sur scène pour le plus grand plaisir du public qui se prend au jeu. Les quelques vocalises des deux choristes sont les seuls moments de répit dans cette prestation enflammée. La reprise de You Really Got Me version électro rock s?ajoute aux titres d? « Ecclesiastes 1.11 ».

Dernière sommation, le groupe s?emballe sur All Night Long. Paulo s?amuse dans le public, draguant quelques blondinettes en extase, Joao grimpe sur ses percus, pendant que Francisco se désape entièrement derrière ses consoles, le tout dans une apocalypse sonore, terriblement rythmée et maîtrisée. Wraygunn a atteint un sommet. La bière et le Jack Daniels coulent à flots, sur scène et dans les cheveux de Paulo? le groupe laisse la scène en chantier et abandonne le public, transis par cette prestation.

Rappel dignement mérité et bien choisi, le groupe achève le concert sur l’explosif My Generation emprunté aux Who. Tout est dit…

Chroniqueur
  • Publication 125 vues4 mai 2006
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