"> The War on Drugs @ Point Ephémère - 26 septembre 2011 - Live Report - Indiepoprock

The War on Drugs @ Point Ephémère – 26 septembre 2011


Peut-on se passer de l’un de ses deux membres fondateurs, auteur depuis d’une très belle carrière solo, quand on est un groupe de Philadelphie pas encore très connu malgré un premier album salué par la critique ? Tel est le pari que s’est lancé The War on Drugs après le départ de Kurt Vile, ce […]

Peut-on se passer de l’un de ses deux membres fondateurs, auteur depuis d’une très belle carrière solo, quand on est un groupe de Philadelphie pas encore très connu malgré un premier album salué par la critique ? Tel est le pari que s’est lancé The War on Drugs après le départ de Kurt Vile, ce qui a au moins eu l’avantage de clarifier la situation sur qui mène la barque au sein du groupe. Leur prestation au Point Ephémère le 26 septembre dernier a confirmé que c’est bien Adam Granduciel, l’autre membre fondateur, le véritable leader de The War on Drugs.

Le Point Ephémère n’a pas fait le plein au moment où débute le set des Américains, la faute à un été indien remplissant les terrasses plutôt que les salles de concerts mais également en raison du relatif anonymat du groupe de Philadelphie dans l’Hexagone. Le groupe de Granduciel vient présenter son deuxième album, « Slave Ambient », tout juste sorti chez Secretly Canadian. La setlist fait logiquement la part belle aux titres les plus récents dont les excellents Brothers ; I Was There ; Come To the City, oubliant au passage le single Baby Missiles.

Plus encore que sur disque, la musique de The War on Drugs s’apparente à un trip psyché-folk ponctué de sursauts shoegaze. Les mélodies planantes distillées par le quatuor évoquent dans une volute hallucinatoire les compositions de Bob Dylan (pour la voix nasillarde de Granduciel et l’utilisation de l’harmonica) qui se marieraient avec celles plus classic-rock de Springsteen, le shoegaze des frères Reid (Jesus & Mary Chain) et le rock psyché 70’s des Doors, auxquels Granduciel rend hommage sur l’un des derniers titres qu’il introduit et conclut en reprenant le célèbre Riders on The Storm.

Comme toujours dans ces cas là, la fin du set s’apparente à un dur retour à la réalité, un manque que l’on s’empresse de combler une fois rentré en s’écoutant quelques uns des titres joués ce soir là.

Chroniqueur