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Deuxième rencontre avec Chafouin cette année, encore une fois en première partie.
Le trio aime toujours autant s’amuser à brouiller les pistes rythmiques. Difficile, voire impossible de suivre les percussions du batteur qui imprime des variations de tempo aussi fréquentes que déroutantes. Les deux frontmen ne sont pas en reste et se permettent eux aussi de nombreuses facéties avec leurs instruments, jusqu’à de très longues parties qui semblent improvisées. Des moments qui leurs donnent visiblement la banane, et qui font ressentir un petit grain de folie qui m’a rendu le concert encore plus agréable que la première fois.

Totorro, c’est LA valeur sûre.
Le groupe vient de sortir son (excellent) nouvel album, « Sofa so Good ». Dans ce dernier, pas vraiment de surprises. Un son « Totorro » identifiable dès les premières secondes. Sur scène, même combat. On sait qu’on va passer un bon moment, et c’est le cas. Les quatre bonshommes ont l’air de prendre du plaisir, et cela participe grandement au succès du spectacle. C’est quasiment 100% instrumental, pourtant une véritable connexion se créée avec le public. Tout cela grâce à un jeu de scène vraiment réussi – le groupe a disposé trois caisses sur le devant de la scène, qui permettent aux musiciens mobiles (guitares et basse) de venir se mettre en hauteur juste devant la foule.
Les morceaux étant particulièrement dansants, il est plutôt facile de se laisser aller aux mélodies du groupe. Sous couvert de math-rock on ne peut plus classique, les morceaux deviennent vite des hymnes rock qui permettent de se laisser bouger sans trop avoir à réfléchir.
Tous les classiques du groupe y passent et le public répond clairement présent. La joie d’être là est palpable des deux côtés de la scène. Et comme tout bon concert, il passe malheureusement à une vitesse folle.
