"> Trombone Shorty + Flying Orkestar @ L'Autre Canal - 29 février 2012 - Live Report - Indiepoprock

Trombone Shorty + Flying Orkestar @ L’Autre Canal – 29 février 2012


Depuis son premier passage remarqué à Nancy (NJP 2010 avec John Butler Trio), Trombone Shorty a appris à gonfler le torse… Pas uniquement pour souffler dans ses cuivres, mais aussi pour assumer son statut d’icône jazz grandissante. Son dernier album « For True » qui accueille Lenny Kravitz et Jeff Beck connait un franc succès et confirme […]

Depuis son premier passage remarqué à Nancy (NJP 2010 avec John Butler Trio), Trombone Shorty a appris à gonfler le torse… Pas uniquement pour souffler dans ses cuivres, mais aussi pour assumer son statut d’icône jazz grandissante. Son dernier album « For True » qui accueille Lenny Kravitz et Jeff Beck connait un franc succès et confirme les avis unanimes de son premier album (« Backtown » paru en 2010). Une semaine après sa participation à la soirée  « Red, White & Blues » àla Maison Blanche(avec notamment Mick Jagger, B.B. King, Jeff Beck Buddy Guy), Trombone Shorty et sa bande (Orleans Avenue) ont fait un bref passage en France, dont une escale à Nancy.

Les excentriques Flying Orkestar, combo burlesque messin, chauffe la salle de leurs hymnes ska funk d’influences hispaniques.  Second degré de mise et reprise loufoque de Shakira, l’orchestre kitch mélange les genres musicaux autant que les styles vestimentaires pour un concert épicé.
Trombone Shorty propose un set plus maitrisé, alternant trompette, trombone et chant. Porte drapeau de la nouvelle scène jazz néo-orléanaise, Troy Andrews (son vrai nom) mixte avec justesse funk, rock, jazz, rhythm’n blues, musique de fanfare et hip hop. Une recette qui gagne en puissance sur scène, laissant la place à chaque musicien (les amis de lycée de Troy Andrews), pour des breaks et jams enflammés. Les longues séquences instrumentales laissent peu de place au chant suave R’n’B que Trombone Shorty maitrise aussi bien que ses gammes de jazz. Même si les cuivres lorgnent toujours du côté du funk et la guitare du côté du rock, Trombone Shorty garde toujours un pied dans le classic jazz et rend hommage à ses pairs comme sur son entrainante reprise I got a woman.

Après deux heures de concert, les musiciens s’échangent les instruments le temps d’un titre avant de se lancer dans un bœuf acoustique des grands standards des années 50, insistant une dernière fois sur leurs origines et leur amour dela Nouvelle Orléans.Lejeune musicien prouve sur scène qu’il mérite bien le titre qu’il s’est auto-attribué d’ambassadeur du « supafunkrock ».

Chroniqueur
  • Publication 336 vues29 février 2012
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