"> V Festival - Live Report - Indiepoprock

V Festival


En l’absence de Glastonbury, au repos en 2006, le festival incontournable de l’été en Angleterre était le V Festival, qui s’est déroulé en parallèle sur les sites de Hylands Park, au nord-est de Londres, et de Weston Park, entre Birmingham et Manchester. Pour sa 12e édition, le festival proposait une programmation assez exceptionnelle avec notamment […]

En l’absence de Glastonbury, au repos en 2006, le festival incontournable de l’été en Angleterre était le V Festival, qui s’est déroulé en parallèle sur les sites de Hylands Park, au nord-est de Londres, et de Weston Park, entre Birmingham et Manchester. Pour sa 12e édition, le festival proposait une programmation assez exceptionnelle avec notamment Radiohead et Morrissey en têtes d’affiche. Avec huit scènes sur chaque site, la principale difficulté pour les festivaliers était de se faire un programme pour la journée tant les choix d’un groupe au détriment d’un autre s’avéraient compliqués. Retour en détail sur la première journée du côté d’Hylands Park…

Comme dans tout bon festival anglais qui se respecte, la journée commence par une grosse averse, juste le temps de transformer la pelouse en terrain de boue. Heureusement, les organisateurs, prévoyants, avaient placé de grandes toiles en plastique devant la plupart des scènes.

La pluie disparait opportunément juste pour le début des concerts et pour bien commencer, Phoenix, seul représentant français du festival, semblait être un choix intéressant. Malheureusement, les Versaillais ont annulé leur venue pour une raison inconnue et les organisateurs s’étaient bien gardés de nous le faire savoir.

Du coup, direction la scène principale où The Divine Comedy (photo n°1) fait son entrée. En grande forme et accompagné comme à son habitude d’un orchestre, Neil Hannon soufle en quelques minutes un vent de fraîcheur, livrant une série de mélodies pop raffinées dont il a le secret. Alternant les chansons de son dernier essai avec les meilleurs titres de ses huit autres albums, le songwriter irlandais a séduit le public grâce à son enthousiasme et son romantisme théâtral.

C’est ensuite The Magic Numbers (photo n°2) qui prennent le relais sur la scène principale. Bien qu’ayant réussi un très bon premier album l’an dernier, on restait un peu sceptique quant à la qualité de leur prestation en live. Sans atteindre des sommets, leur performance aura tout de même été bonne, le groupe enchaînant les titres de pop bien calibrée aux influences 60’s et 70’s, et nous offrant également un aperçu de leur futur album avec quelques chansons inédites.

Après les douces mélodies pop de The Divine Comedy et de The Magic Numbers, changement de style avec le punk-rock de Bloc Party. Grande révélation en Angleterre l’an dernier avec un album qui a trusté les charts, Bloc Party jouait pour la première fois devant une foule aussi nombreuse et on sentait d’ailleurs Kele Okereke et sa bande impatients de secouer un public qui n’avait pas encore eu l’occasion de s’exciter. On peut dire que les Londoniens n’ont pas raté leur coup. Les décharges de guitares associées à l’efficacité de leurs différents titres font l’unanimité dans le public. Pour finir, Bloc Party livre un Helicopter mémorable qui restera un des meilleurs moments de la journée.

Détour ensuite vers la quatrième scène où se produisent les excellents Art Brut (photo n°3). Le groupe commence à se faire une sérieuse réputation sur scène et le public ne s’y était pas trompé en répondant largement présent. L’enthousiasme du charismatique chanteur Eddie Argos est toujours au rendez-vous et il n’a fallu attendre que quelques riffs de guitares pour que l’excitation se propage dans la foule. Comme à l’accoutumée, leur set se termine avec le titre Formed a Band, le chanteur reprenant le nom de plusieurs groupes présent au festival suivi à chaque fois d’un furieux "Top of The Pops !".

De retour sur la grande scène, Keane termine sa prestation pour laisser sa place à Beck (photo n°4). Réputé pour l’originalité de ses shows, le Californien est attendu avec impatience. Et on aura été servi ! Ou plutôt ce sont ses musiciens qui auront été servis ! En effet, après une première série de titres mélangeant allègrement hip-hop, folk et rock, Beck s’est équipé de sa guitare acoustique tandis que ses musiciens dégustaient tranquillement un repas sur une table installée sur scène ! Même à table, ceux-ci restent cependant des musiciens, se servant notamment des verres comme percussions. Mais le plus impressionnant restera certainement le jeu de marionnettes à l’effigie des membres du groupe. Celles-ci reproduisaient les faits et gestes des différents acteurs avec une précision incroyable, le résultat étant visible sur les écrans géants. Tout simplement hallucinant !

Absent des festivals depuis Glastonbury 2003, Radiohead (photos n°5 et 6) était le groupe le plus attendu de la journée. Malgré les concerts presques simultanés de Kasabian et Fatboy Slim, la foule se presse devant l’immense scène principale pour voir le quintet d’Oxford. Après avoir privilégié l’expérimentation de leur prochain album lors de lors tournée au printemps dernier, Radiohead avait cette fois préparé une set list digne d’un "best of". Thom Yorke et sa bande enchaînent leur meilleurs titres lors d’un show de plus d’une heure et demie : No Surprises, Paranoid Android, 2+2=5, Karma Police et Just y passent et, fait rare, Creep pour finir. De quoi repartir joyeux en direction de sa tente après une bonne dizaine d’heures de concerts de grande qualité…

Chroniqueur
  • Publication 122 vues19 août 2006
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