"> Villagers, The Middle East, Pearly Gate Music :: Paris [La Maroquinerie] :: 26 juin 2010 - Live Report - Indiepoprock

Villagers, The Middle East, Pearly Gate Music :: Paris [La Maroquinerie] :: 26 juin 2010


Je n’avais pas fait ça depuis un moment : aller à un concert sans trop savoir à quoi s’attendre. C’est comme ça que je me suis retrouvée embarquée lors de cette chaude soirée dans un vent de fraîcheur à la Maroquinerie. Tout a commencé avec le groupe de rock Pearly Gate Music composé d’un chanteur/guiratiste, […]

Je n’avais pas fait ça depuis un moment : aller à un concert sans trop savoir à quoi s’attendre. C’est comme ça que je me suis retrouvée embarquée lors de cette chaude soirée dans un vent de fraîcheur à la Maroquinerie.

Tout a commencé avec le groupe de rock Pearly Gate Music composé d’un chanteur/guiratiste, une bassiste et une batteuse pulpeuse pour une formation rock assez simple. La batteuse est montée sur les amplis pour nous donner quelques brises de tambourin, alors que la bassiste s’est illustrée dans le cache-cache via sa chevelure. Ce petit groupe sympathique m’a toutefois laissé un souvenir anecdotique malgré une entrée en matière avec une reprise de Bob Dylan (Maggie’s Farm).

Puis vient Villagers, incontestablement très attendu par l’ensemble de l’audience. J’avais écouté quelques morceaux sans bien connaître leur album "Becoming A Jackal" sorti dernièrement. Derrière ce groupe se cache le multi-instrumentaliste irlandais Conor J. O’Brien (difficile de cacher sa nationalité avec un nom en O’Brien) qui d’une voix magnifique nous a clairement fait vibrer tout au long des quelques chansons interprétées en acoustique minimaliste (sans son groupe pour la scène). Avec sa frimousse de petit garçon et sa coupe de cheveux Playmobil, Conor fait transpirer sa musique à travers des textes qui semblent bien tourmentés (Pieces, I Saw The Dead). Alors que les veines de sa gorge ressortent dans les aigus, que sa voix transporte sans dérailler, que ses tripes sont littéralement jetées dans sa musique (Ship Of Promises, Home), Villagers envoute et laisse l’impression que le temps s’est subitement arrêté, malgré une timidité hors du commun qui le poussera à penser que ses chansons nous ennuient et à jouer Crying de Roy Arbison. Alors que le disque se veut plus rythmé, Conor a apporté un nouvel éclairage à sa musique.

Les australiens de The Middle East ne tardent pas à faire leur apparition dans le dernier tiers temps de cette soirée. Et quel groupe de folk-rock-americana entre The Acorn, Fleet Foxes et Arcade Fire ! Cinq barbus à la guitare, chant, bâton décoré de capsules de bière (si, si), banjo, batteri, claviers. Un moustachu à la guitare, basse et une jeune fille aux claviers, flûte, mandoline. La formation vient donc pour jouer son EP "The Recordings Of Middle East" et d’autres titres plus anciens. Lors de Blood ou The Darkest Side, la sauce prend clairement et le public semble entraîné, mais sur des morceaux plus lents on a du mal à cacher notre ennui et on se dit que cette armée mexicaine paraît un peu pâlichonne et lisse.

Et dire que certains pendant ce temps étaient à l’Olympia pour aller voir Dirty Projectors et Grizzly Bear…Non mais je vous jure, de nos jours on a point d’idées ! Oui je suis un peu (très) jalouse mais la soirée à la Maroquinerie était quand même très belle.

Chroniqueur
  • Publication 447 vues23 juillet 2010
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