"> Villette Sonique :: Arto Lindsay, Young Marble Giants, Owen Pallett :: 1er Juin 2010 - Paris - Live Report - Indiepoprock

Villette Sonique :: Arto Lindsay, Young Marble Giants, Owen Pallett :: 1er Juin 2010 – Paris


Deuxième soirée du festival Villette Sonique pour une soirée qui s’annonçait aussi excitante qu’intrigante puisque sur les trois artistes présents ce soir là, je n’en connaissais qu’un et les deux autres ne m’avaient pas laissé un franc souvenir après des écoutes éclair sur Spotify. Tout démarre ce soir-là avec Arto Lindsay (photos 1 à 4) […]

Deuxième soirée du festival Villette Sonique pour une soirée qui s’annonçait aussi excitante qu’intrigante puisque sur les trois artistes présents ce soir là, je n’en connaissais qu’un et les deux autres ne m’avaient pas laissé un franc souvenir après des écoutes éclair sur Spotify.

Tout démarre ce soir-là avec Arto Lindsay (photos 1 à 4) plus connu pour faire partie de DNA. Dans un style particulier qu’est le bossa nova régulièrement secoué de bruits de guitares on peut certainement qu’Arto Lindsay brille. Malheureusement pour en arriver à cette conclusion il faut déjà se sentir proche de cette musique peu facile d’accès ce qui n’est pas du tout mon cas. Je suis restée aux portes de cet univers qui par moments m’a semblé intéressant avant de s’effondrer cinq minutes après dans un chaos sonore. L’expérience était épuisante, pénible même et incompréhensible, mais de nombreuses personnes dans le public ont visiblement passé un excellent moment.

La seconde partie de soirée était assurée par Young Marble Giants (photos 5 à photo 9), un groupe des années 80 qui a donc sorti 1 album studio dans son histoire et l’a joué intégralement ce soir là. Cette fois-ci côté nuisances sonores nous étions plutôt préservés, tant la musique de YMG n’est pas folichonne. La formation anglaise est assez minimaliste et stoïque sur sa scène, pourtant la nostalgie qu’elle dégage touche tout un public de fans. Je n’ai toutefois pas été touchée par cette avalanche de musique froide et dépouillée. Malgré cela, je suis clairement minoritaire puisque la salle se vide progressivement après ce concert. Les gens bouderaient-ils la tête d’affiche ou éviteraient-ils le dernier métro ?

23h, attendre Owen Pallett (photos 10 à 14) s’avère être un sacré pèlerinage vu ce qu’il a fallu endurer avant. Quand le canadien arrive sur scène il tente de briser la glace et nous réveiller en faisant un effort de communication (ce qui avait été totalement laissé de côté lorsque je l’avais vu pour la première fois en Janvier) mais c’est fait avec si peu d’adresse qu’il rend perplexe (Owen demande si l’on a des questions, avant de se tourner vers les coulisses et de lancer « vous n’auriez pas pu payer ces gens ! » en voyant notre absence de réaction). La prestation livrée est donc une copie conforme du concert de Janvier puisque le violoniste est donc seul avec son acolyte aux interventions toujours aussi discrètes, mais il nous fait l’honneur de reprendre une chanson de Caribou. Il produit une musique millimétrée, tellement parfaite qu’elle cache finalement une impression d’ennui sur scène : tout le set est une fois de plus balayé à vitesse grand V. Je me contenterai donc de dire que "Heartland" est toujours aussi beau joué ainsi mais si peu riche par rapport à la version studio.

Chroniqueur
  • Publication 441 vues28 juin 2010
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