flotation toy warning

The Machine That Made Us


Un album de sorti en chez .

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Peut-on encore parler d'attente quand 13 années s'écoulent entre un premier album remarqué et son successeur tant espéré par les fans ? Quoiqu'il en soit elle est enfin récompensée.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les membres de Flotation Toy Warning aiment prendre le temps. 13 années se sont écoulées depuis le premier et unique opus du groupe, Buffer’s Guide To The Flight Deck, une éternité pour les fans mais le temps nécessaire pour peaufiner ce second opus.

“The Machine That Made Us” est un album qui prend le temps, rares en effet y sont les titres de moins de 5 minutes. Il suppose donc de la place pour le laisser s’installer.

Peindre des atmosphères oniriques, solennelles, ne s’improvise pas, on ne raconte pas de telles histoires sans poser de grands décors. Impossible alors de raconter cet album sans se référer au champ lexical propre au voyage. A la différence près que cette épopée pessimiste serait alors rapportée par un marin de retour au port comme une histoire jamais entendue dans un pub britannique.

Au delà d’un constat, c’est un fait : la musique des Flotation Toy Warning ne s’écoute pas, elle se laisse raconter. Enveloppée dans des nappes synthétiques, elle se fait vaporeuse sur un titre (le splendide The Moongose Analog en fermeture), émouvante lorsque le piano et les choeurs s’unissent sur un autre (I Quite Like When He Sings) et chorale sur d’autres. Jamais identique et jamais tout à fait une autre, elle porte en elle la signature du quintet et s’attache toujours à servir son propos. Jamais l’inverse.

Les textes sont magnifiques et méritent une plongée dans leur ensemble tant ils sont à la fois fulgurants et péremptoires, d’un désespoir absolu et d’une lumineuse évidence.
I came here today to tell you it’s the end of your world as you know it” (je suis venu te dire que c’est la fin du monde tel que tu le connais) chantent-ils sur Kings of Foxgloves ou encore “The art of failure, really has no school, there is no handbook on how to be a fool” (l’art de l’échec ne s’apprend pas à l’école, il n’y a pas de manuel pour être un imbécile) sur To Live For Longer Slides pour ne mentionner que ces deux exemples. 

“The Machine That Made Us” s’écoute alors comme on boirait des paroles en même temps qu’une bière, en se demandant comment on a pu attendre si longtemps pour goûter ce plaisir.

Chargée de relations extérieures

Tracklist

  1. Controlling The Sea
  2. Due to Adverse Weather Conditions All of My Heroes Have Surrendered
  3. Everything That Is Difficult Will Come To An End
  4. A Season Underground
  5. I Quite Like It When He Sings
  6. King Of Foxgloves
  7. When the Boat Comes Inside Your House
  8. Driving Under The Influence Of Loneliness
  9. To Live For Longer Slides
  10. The Moongoose Analogue