Dolziger Str2

Dolziger Str. 2


Un album de sorti en chez .

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C’est l’histoire d’un jeune groupe underground de trois compères: deux rappeurs (Alix et Jaco) et un DJ (Mattia) qui a conquit le cœur des diggers des temps modernes pour l’élan de nouveauté qu’ils ont apporté à la musique française avec leur premier album “Sans Chantilly” sorti en 2008. Sept ans et quatre albums plus tard […]

C’est l’histoire d’un jeune groupe underground de trois compères: deux rappeurs (Alix et Jaco) et un DJ (Mattia) qui a conquit le cœur des diggers des temps modernes pour l’élan de nouveauté qu’ils ont apporté à la musique française avec leur premier album “Sans Chantilly” sorti en 2008. Sept ans et quatre albums plus tard ils ont confirmé qu’ils étaient un groupe à suivre. Seulement des questions se posent quand arrive leur nouvel album ce 13 novembre 2015: Dolziger Str.2, sont-ils toujours en mesure de perpétuer l’originalité de leur groupe? Vont-ils céder, à l’enfer du “commercial” comme le craignent les fans de la première heure depuis la sortie de Bouches à lèvres, premier extrait de l’album sorti en septembre ?
Quelques bruits avaient fuités et on savait grosso modo que le groupe s’était enfermé à Berlin (d’où le nom de l’album), et qui dit Berlin dit musique et influences minimales, il restait donc à savoir si les trois musiciens allaient utiliser les propositions musicales qui les entouraient. Interrogation très vite écartée par l’absence de tout son pouvant faire écho à la pâte allemande moderne.
Alors, c’est sûr, dans cet album, on entend moins du rap et plus de la chanson. C’est sûr que niveau productions on entend plus de guitare électrique mode rockprog (superbes sur Cabriolet), des nappes harmoniques toutes douces que des samples agressifs. C’est sûr que les textes ont été raccourcis et qu’on entend plus des démonstrations de flow mais des voix posées qui chantent ou psalmodient les paroles. Mais est-ce que pour autant Odezenne a perdu son identité? Pas du tout, mais alors vraiment pas du tout, les textes restent incisifs (en particulier dans On naît on vit on meurt), ils continuent à aborder des sujets épineux et mélancoliques sans tomber dans le pathos, ce qui est rare. Tandis que Mattia, le DJ arrive a soutenir tout cela avec de bonnes trouvailles mélodiques et rythmiques qui donnent tout leur sens aux textes comme dans Vodka où on se sent tanguer rien qu’en l’écoutant.
En réalité, le style sexy-acerbe qui caractérise ce groupe ne s’est pas effacé, ils ne perdent pas leur plume acerbe ou leurs productions lancinantes ils ont juste évolué donc comme dirait l’autre: qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse?

Chroniqueur

La disco de Odezenne

Dolziger Str. 27
70%