"> - Indiepoprock

Dimanche soir pluvieux, enserrés dans la petite salle du XX°, on boit des bières au milieu de fans d’indé pur et dur. Ne cherchons pas aujourd’hui d’agitation dans la fosse, la moyenne d’âge du public impose un calme apaisé. Ne cherchons pas plus de tenue tapageusement rock’n’roll, le mot d’ordre est à la discrétion. A l’image de l’affiche. En ouverture, les jeunes Vertigo Quartet de Chaville réussissent à réchauffer un peu l’ensemble. Ils font découvrir leur pop à guitare, du type Syd Matters, avec entrain, et la présence du bassiste relève le tout. Avec une section rythmique solide et un clavier pour les arrangements, c’est une musique dynamique, autrement plus rêveuse que celle d’Arab Strap.

Ces derniers investissent les lieux dans une formule rock, et cette fois exclusivement masculine. Deux guitares – le son passe d’ailleurs assez mal lorsque les effets s’accumulent, basse, batterie : cela fait presque peur de se dire qu’Arab Strap prend des airs de groupe de rock. Heureusement les visages sentent toujours autant Glasgow. « The Last Romance » donc, interprété pour le live, puisqu’en aucun cas il ne s’agit de refaire l’album en concert. Et puis une foule d’anciens morceaux, découverts de nouveau avec ce son si rock, chaudement applaudis par une partie du public qui visiblement connaît Arab Strap depuis longtemps.

De l’autre côté, on sent que nombreux sont les nouveaux amoureux du groupe, qui réclament et acclament les chansons de « The Last Romance ». Ils seront plutôt bien servis : le spectacle débute par Stink, qui ouvre aussi le disque, coupée sec à la fin (ce sera un procédé répété pendant tout le concert). [If There’s] No Hope For Us est chantée tant bien que mal mais souffre d’avoir perdu sa moitié, alors que There Is No Ending se fait gracieuse et touchante avec un synthé en guise de cuivres.

Sourires et regards francs, traversée symbolique de la foule. Si les écossais voient la lumière enfin et ont entrepris une nouvelle bataille dans l’écriture des chansons, on n’aimerait pas se retrouver dans la tête pensante d’Arab Strab.

Chroniqueur
  • Publication 344 vues26 février 2006
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