"> Honoris II - Tribute to the Sisters of Mercy & The Sisterhood - Indiepoprock

On a aussi écouté Honoris II – Tribute to the Sisters of Mercy & The Sisterhood

Cela fait 40 ans que Sisters of Mercy répand sa musique aussi mystérieuse que sombre, au rythme d’une Doktor Avalanche mythique. Autant de décennies à ériger une véritable cathédrale sonique, aux confins de la cold wave et du post-rock.

Le temps de marquer profondément les esprits et de devenir une influence majeure. Si la formation culte d’Andrew Eldritch doit prochainement reprendre les concerts, obéissant toujours à une stricte indépendance et au refus de sortir des disques, le label Unknown Pleasures Records vient satisfaire – et de quelle manière – la passion que suscite encore et toujours la musique de Sisters of Mercy.

Réunissant un florilège de la musique dark dans toutes ses facettes, « Honoris II » est une plongée fascinante dans un répertoire impressionnant et autrement plus complexe que l’appellation « gothique » a longtemps pu laisser supposer. Loin, très loin, de cette vision simpliste ou réductrice, les musiciens reprenant ainsi Sisters of Mercy en éclairent toutes les nuances, et toute la profondeur.

C’est toute une scène actuelle qui célèbre l’univers unique d’un groupe essentiel. Et si « Honoris II » lui rend un hommage vibrant et incroyable, il permet, en retour, la (re)découverte de formations enthousiasmantes, démontrant la vivacité et l’inventivité de la musique dark. Le tribute ne laisse, de ce point de vue, aucun répit et enchaîne les reprises toutes plus brillantes les unes que les autres.

On citera parmi elles, le fulgurant « Giving Ground » de Wedding Anniversary, l’ultrapuissant « Body Electric » de Chris Shape, le noir et sublime « Heartland » de Versari, ou encore le terrible et très beau « Inondations I » des Maman Küsters.

« Honoris II » apparaît au final beaucoup plus qu’un tribute. C’est une porte grande ouverte sur les mille visages de la musique réputée sombre. Sisters of Mercy y apparaît pour ce qu’elle est : une formation moins torturée que puissamment avant-gardiste.

 

 

Yan
Chroniqueur