"> 2 A.M. - Songs For Newborns To Be - Indiepoprock

Songs For Newborns To Be


Un album de sorti en chez .

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Associer David Hallyday à de la cold pop fallait oser! Ou pas...

Une sacrée performance que ce « Songs For Newborn To Be » : une partie instrumentale à la production bien léchée dont le manque de relief passe inaperçu tant le tout est anéanti par des lignes de chants désastreuses.

On pourrait éventuellement développer les nombreuses déviances du chanteur, entre Worlds Apart et faux rockeur rapidement mis au pas par un jury télévisuel. Une mièvrerie de tous les instants commande aux cordes vocales, que ce soit sur les titres « virulents » (tout est relatif) que sur les titres plus apaisés. Un tel empilement de clichés de variété commerciale nous prémuni d’ailleurs de se pencher sur les textes de peur de se crever les yeux après avoir fait endurer de tels sévices à nos conduits auditifs. Sur quelques sursauts (d’orgueil), on sent de vaines tentatives de donner de la personnalité dans l’interprétation en forçant le trait sur les titres les plus « heavy », mais tout retombe à plat très vite. L’album commence très mal avec le titre I Cannot Cry, on insiste quand même – quand il s’agit d’en parler- et bien que ce titre soit certainement le pire, le reste n’est franchement guère fameux et consiste, en fin de compte, en un ensemble de déclinaisons de ce dernier. À l’image de l’opus, attardons-nous donc sur le synthé, digne d’un enfant sur son Bontempi tentant une reprise hasardeuse de Goldman, un ensemble d’arrangements tous plus commerciaux les uns que les autres et mon dieu, une voix qui repousse les limites de l’insipide, agrémentée d’éraillements qui frisent la blague potache d’un humoriste en quête d’un sketch facile. Le titre se termine comme une délivrance de tant de secondes perdues, mais nous offre en même temps le summum de la démarche :  un blanc instrumental à la fin de l’envolée lyrique (cynisme) du vocaliste pour midinette, laissant le champ libre au ‘I Cannot Cry’ chanté, on imagine bien, le poing serré sur le cœur, les yeux humides vers le bas, pour nous achever sur un dernier accord mielleux à souhait.

On se demande bien ce qui a piqué ces deux artistes de nous sortir une pareille gabegie, mais le mal est fait. Comme précisé en amont, sur l’ensemble de l’album, la partie instrumentale tire parfois son épingle du jeu, mais ne parvient jamais à émerger de cette soupe dessalée.

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