"> Bird Show - Lightning Ghost - Indiepoprock

Lightning Ghost


Un album de sorti en chez .

Derrière ce nom à plumes qui signe son deuxième album chez Kranky, un apprenti sorcier déjà bien connu pour ses séances d’envoûtement électronique. Le multi-instrumentiste américain Ben Vida, membre du groupe expérimental Town & Country s’illustre ici à travers un album solo dont l’audace et la richesse reposent sur un mariage d’influences aussi éclectiques qu’inhabituelles. […]

Derrière ce nom à plumes qui signe son deuxième album chez Kranky, un apprenti sorcier déjà bien connu pour ses séances d’envoûtement électronique. Le multi-instrumentiste américain Ben Vida, membre du groupe expérimental Town & Country s’illustre ici à travers un album solo dont l’audace et la richesse reposent sur un mariage d’influences aussi éclectiques qu’inhabituelles.

L’artiste bricole avec tout ce qui lui tombe sous la main – claviers, guitare, clochettes, instruments à vent, percussions, sur Seeds on distingue même de la cornemuse – et sous la souris ; le trifouillage et le click n’cut du très inspiré Pilz qui n’est pas sans rappeler Dorine Muraille contribuent à la mise en place d’un méli-mélo bancal et instinctif répondant au principe d’inertie. « Lightning ghost » est en fait un gigantesque maelström sonore : mélodies planantes de synthés très new-age et arpèges circulaires de guitare évoluent au fil de rythmiques minimalistes et envoûtantes provenant d’instruments percussifs variés (djembé, congas, glockenspiel, ou tout simplement bout de bois). Quant au chant, il réserve bien des surprises. S’il évoque parfois les envolées lyriques d’un Robert Wyatt, il s’inspire surtout des voies mystiques de tradition pakistanaise et indienne comme le chant soufi (écoutez Beautiful Spring).

L’orientation un peu pop de cette musique contemplative confère à Bird Show un statut de crooner bien original. Cependant, aucune provocation ni concept tordu dans sa démarche : comme en témoigne l’onirique Sleepers Keep Sleeping, la musique est avant tout le prolongement du rêve. La réussite de cet album est donc de donner corps à un univers assez improbable. De l’enchevêtrement chaotique de plages sonores émerge un produit naturel, authentique et ce qui s’apparente à une confusion troublante et anachronique n’est que la première étape d’un voyage sonore exclusif, original et bien maîtrisé.

Chroniqueur
  • Publication 205 vues30 octobre 2006
  • Tags Bird ShowKranky
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La disco de Bird Show