"> Cobra Killer - 76/77 - Indiepoprock

76/77


Un album de sorti en chez .

Cobra Killer, c?est déjà et avant tout un concept : deux allemandes qui revendiquent une hypertrophie mammaire et le droit de faire de la musique, accompagnées d?un simple sampler. Ça donne de l?électroclash façon Berlin-Est, avec son métro poisseux et ses murs délabrés. Gina V. D?Orio et Annika Line Trost l’assument : Cobra Killer est […]

Cobra Killer, c?est déjà et avant tout un concept : deux allemandes qui revendiquent une hypertrophie mammaire et le droit de faire de la musique, accompagnées d?un simple sampler. Ça donne de l?électroclash façon Berlin-Est, avec son métro poisseux et ses murs délabrés.

Gina V. D?Orio et Annika Line Trost l’assument : Cobra Killer est d?abord taillé pour la scène, pour le visuel à outrance, pour le clash, plus que pour l?électro. En live, les deux jeunes femmes ne cachent ni leur jeu, ni leurs fesses. Et à l?occasion, elles s?aspergent généreusement de vin rouge. Avant d?arroser l?assistance. Le public, sonné, se demande bien ce qui s?est passé et se dit que c?est bien beau mais se demande où est passé la musique.

La surprise alors, c?est que Cobra Killer est aussi un groupe capable de produire de bons disques. La dernière livraison « 76/77 » est une belle performance physique parsemée de gros tubes qui tachent, comme leur vin rouge. Le sampler, toujours aussi pourri, délivre une sorte de rock garage 60?s cernée par des beats aussi bourrins qu?efficaces. Là-dessus, Gina et Annika s?en donnent à c?ur joie et gueulent toute leur subversion, en anglais et même en allemand.

Peu de respirations pour l?auditeur. Les excellents morceaux s?enchaînent avec toujours la même urgence punk. On retiendra Tenthousend Tissues et son micro craignos, Needle Sharing et son sampler qui déraille ou encore le tubesque I Like When It Burns A Bit. Cobra Killer finit donc par offrir une musique moderne et efficace avec des recettes pourtant résolument ?old school? : les robes ras-la-touffe à la Russ Meyer, le dénuement musical des pionniers de l?électro et les beats tout droit sortis du garage familial. Thurston Moore des Sonic Youth, dont Cobra Killer a assuré quelques premières parties, leur porte une grande admiration…et pas que pour leurs seins !

Chroniqueur

Tracklist

  1. Let’s Have A Problem
  2. Mund Auf Augen Zu (Stecker Raus, Ich Dreh’ Durch)
  3. Chemie Des Alltags
  4. L.a. Shaker
  5. Tenthousand Tissues
  6. Without A Sun
  7. High Is The Pine
  8. I Like It When It Burns A Bit
  9. Needle Sharing
  10. Ledercouch - Marzahn
  11. Cobra Movement
  12. Heavy Rotation
  13. Yes, I’m Finished

La disco de Cobra Killer