"> Cortney Tidwell - Boys - Indiepoprock

Boys


Un album de sorti en chez .

Ecrire pour un webzine permet parfois de découvrir des disques dont on n’aurait jamais entendu parler autrement, c’est le cas de l’album de Cortney Tidwell. Cette jeune femme originaire de Nashville, élevée dans une famille de musiciens professionnels, fait partie de l’entourage de Lambchop ; elle a d’ailleurs déjà chanté en duo avec le groupe. Il […]

Ecrire pour un webzine permet parfois de découvrir des disques dont on n’aurait jamais entendu parler autrement, c’est le cas de l’album de Cortney Tidwell. Cette jeune femme originaire de Nashville, élevée dans une famille de musiciens professionnels, fait partie de l’entourage de Lambchop ; elle a d’ailleurs déjà chanté en duo avec le groupe. Il s’agit de son deuxième disque après un premier essai sorti en 2006. Dès le magnifique morceau d’ouverture Solid State, on est envoûté par cette voix langoureuse et expressive, rappelant celle de Hope Sandoval, quelque part entre indolence sexy et mélancolie lancinante.

Certains morceaux sont saupoudrés d’influences country (Solid State, Being Crosby). D’autres lorgnent vers une électropop légèrement expérimentale (Watusii, Son & Moon), le résultat est alors moins convaincant, même si l’on reconnaît que le travail sur les sons est soigné et intéressant. On préfère Cortney Tidwell en bad girl grungy, plutôt qu’en lisse chanteuse électropop : sur Palace et surtout le vibrant et fiévreux 17 Horses (soutenu par un unique accord de piano, répété jusqu’à atteindre un coté hypnotique), elle se fait plus âpre, ardente ; révélant une sensibilité probablement à fleur de peau.

On a parfois l’impression que les morceaux sont noyés sous une tonne de réverbération et d’instruments ; alors qu’au contraire, ils auraient gagné à être plus dépouillés : on imagine qu’une simple guitare acoustique sur Oslo ou Oh, Suicide aurait mieux soutenu la mélodie, laissant la voix prendre le premier plan. Dommage également que le disque tire par moment en longueur avec des morceaux dispensables (So we sing, Bad News, Oh China).

Au final, un album certes inégal mais recélant quelques bijoux comme Solid State ou 17 Horses. On espère donc que Cortney Tidwell évoluera dans la bonne direction, et qu’elle reviendra avec un troisième album plus cohérent, tenant les promesses de celui-ci.

Chroniqueur

La disco de Cortney Tidwell