"> Daisybox - Polyester - Indiepoprock

Polyester


Un album de sorti en chez .

Après un deuxième album un peu en demi-teinte, et en major, sur lequel seuls un ou deux singles avaient su se démarquer, Daisybox retrouve une délicieuse fraîcheur avec un "Polyester" beaucoup plus direct et, somme toute, beaucoup plus rock. Le morceau d’ouverture est dans une claire veine "daisyboxienne" comme on l’aime, où des guitares hargneuses […]

Après un deuxième album un peu en demi-teinte, et en major, sur lequel seuls un ou deux singles avaient su se démarquer, Daisybox retrouve une délicieuse fraîcheur avec un "Polyester" beaucoup plus direct et, somme toute, beaucoup plus rock.

Le morceau d’ouverture est dans une claire veine "daisyboxienne" comme on l’aime, où des guitares hargneuses et une basse efficace s’ornent d’une touche synthétique : une douceur toute adolescente pour un morceau en forme d’hymne pop, habillé de "na na na" juvéniles qui font vibrer notre fibre "moins de vingt ans"… La suite ne déçoit pas. Les guitares savent décidément être d’une agressivité qui fait beaucoup plus penser à la fine fleur d’une certaine scène américaine (One Again) qu’à un groupe de frenchies. On se délecte de cette hargne retrouvée.

Les textes se montrent également plus directs, moins maniérés. Comme toujours lorsqu’un groupe choisit le français, les réactions d’un certain milieu pop sont parfois un peu méfiantes. Et le restent, quoi qu’on fasse… Pourtant, ici le choix reste avant tout musical : pas de grandes phrases pseudo-poético-philosophiques, ni de voix tellement présentent qu’elles seraient prêtes à faire tomber des enceintes. C’est plus immédiat, ça parle au "je", ça s’adresse au "vous", les sonorités sont clairement privilégiées et c’est l’atmosphère créée par cette rencontre qui accroche. Le Dessert, au texte enfantin et à l’ambiance binaire plutôt délirante s’en fait l’exemple parfait.

La production de Scott Greiner qui suit le groupe depuis maintenant plusieurs années, n’est sans aucun doute pas étrangère à ce retour vers une simplicité efficace. Les sons retrouvent leur clarté et leur naturel. On aimera d’autant plus les chansons plus douces comme Sourd ou un riff tout en finesse et de petites interventions de glockenspiel viennent parfaitement marquer une pause en milieu d’album. Si certains morceaux dans cette seconde partie sont plus en retrait, peut être plus dans la redite, Toujours pas mort nous rappelle à l’ordre par une dernière déflagration d’énergie qui nous prévient que le meilleur reste sans doute à venir.

Chroniqueur

La disco de Daisybox

Polyester
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Diagnostic
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Organic
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