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Dave Chappelle’s Block Party


Un album de sorti en chez .

Comme Jim Jarmusch avant lui, Michel Gondry, réalisateur étiqueté rock pour le choix de ses bandes originales et pour ses clips The White Stripes, The Vines, Radiohead ou encore les Foo Fighters, est passé l’espace d’un long-métrage du côté hip-hop de la force… Un petit retour en arrière s’impose. Dave Chappelle, c’est un humoriste, et c’est […]

Comme Jim Jarmusch avant lui, Michel Gondry, réalisateur étiqueté rock pour le choix de ses bandes originales et pour ses clips The White Stripes, The Vines, Radiohead ou encore les Foo Fighters, est passé l’espace d’un long-métrage du côté hip-hop de la force…

Un petit retour en arrière s’impose. Dave Chappelle, c’est un humoriste, et c’est lui qui présente ce fameux Block Party, énorme concert faisant de Brooklyn la scène de la réunion des plus grands noms de la scène hip-hop. C’est aussi lui qui a écrit le scénario du film, et qui a sans doute mis son nom dans le titre. Voilà pour l’aspect anecdotique.

Tout comme l’événement, la bande originale, et ce n’est là que pure logique, est relativement éclectique. Un éclectisme qui se reflète cependant dans la qualité du disque, malheureusement des plus irréguliers. On peut oublier au plus vite Hip Hop et Definition, double ouverture n’ayant que peu d’intérêt. En revanche, les deux titres de Jill Scott valent le détour. Golden et sa soul chaude et sexy viennent atténuer les début plus fracassés que fracassants du disque, alors que The Way sonne comme une lente et inquiétante apocalypse – quelle apocalypse ne le serait pas ? – empreinte de hard rock. 

Un mélange des genres des plus réussis, tant on a affaire à la rencontre de deux styles aux antipodes, la voix de Jill Scott tranchant à la perfection avec cette batterie d’une lourdeur accablante et cette guitare électrique qui se complait à en faire démesurément trop (écouter ici le solo au cours duquel le guitariste passe en revue une bonne moitié de ses talents).

Sur cette bonne impression, ajoutons que Dieu merci, on nous a épargné sur cette bande originale les Fugees, reformés pour l’événement après huit ans de séparation, même s’ils sont repris sur You Got Me. The Roots, eux, font toujours des merveilles dans leur hip-hop musical caractéristique. Un rythme et une mélodie complètement fous sur Boom, plutôt joliment enlevés par les voix de nos compères, viennent redonner un coup de sang à une compilation qui aurait tendance à s’endormir. You Got Me, quant à lui, vient renforcer l’ambiance inquiétante de la fin de l’album, brutalement mise en place par Jill Scott.

Si la perte accusée lors du passage du film à la bande originale est immense, l’atmosphère créée par le film a été gravée sr le disque, bien que de façon atténuée. Michel Gondry, s’il marque encore une fois son goût pour la musique, n’en souffre pas moins d’une petite baisse de régime, après le génie de Jon Brion sur Eternal Sunshine Of A Spotless Mind, ou la mise en scène tonitruante d’Instinct Blues des White Stripes dans La Science Des Rêves.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Dave Chappelle is Wrong (Beef with God)

La disco de Dave Chappelle