"> David Gilmour - On An Island - Indiepoprock

On An Island


Un album de sorti en chez .

Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de David Gilmour, on peut conseiller, entre autres, l’achat de la version vinyle de « Meddle », un disque de Pink Floyd de 1971. En ouvrant délicatement ce splendide objet, on découvre une photo du groupe où le visage de Gilmour resplendit. Sa beauté d’Adonis est alors à l’image de […]

Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de David Gilmour, on peut conseiller, entre autres, l’achat de la version vinyle de « Meddle », un disque de Pink Floyd de 1971. En ouvrant délicatement ce splendide objet, on découvre une photo du groupe où le visage de Gilmour resplendit. Sa beauté d’Adonis est alors à l’image de son talent de guitariste : aussi impénétrable qu’indiscutable.

David Gilmour revient aujourd’hui avec « On An Island », 22 ans après son dernier album solo, 12 après « The Division Bell » (le dernier opus des Floyd). Ce disque était donc attendu de pied ferme par l’immense communauté des fans de Pink Floyd. Les premières impressions sont bonnes : le packaging est, selon une tradition floydienne bien établie, remarquable et une rapide écoute révèle une production irréprochable. Les solos de guitare de Gilmour, qui parsèment l’album, sont toujours aussi virtuoses et langoureux, poussant l’art du slide dans ses derniers retranchements. La voix de Gilmour conserve elle sa touchante brutalité contenue.

Mais l’avion a beau être remarquablement outillé, il ne décolle pas. Les instrumentaux de l’album (Castellorizon, Red sky at night, Then I close my eyes) sont constitués d’habiles collages, mais ils évoquent des rivages que les Floyd avaient déjà fréquentés, et avec bien plus de bonheur (sur l’album « More » par exemple). La plupart des titres sont engoncés dans un tempo lent qui noie doucement les mélodies, qui sont pourtant souvent aguicheuses (On An Island, A Pocketful of Stones).

Et les rares titres où Gilmour s’énerve (Take a Breath, This Heaven) manquent eux aussi singulièrement d’énergie. Quant à la flopée de têtes d’affiche invitées à cette fête sans vie (Crosby et Nash, Robert Wyatt, Rick Wright?), leur contribution est bien dure à déceler. L’ensemble est donc décevant, si l’on excepte une ballade dénudée planquée en fin d’album (Smile). Il ne reste plus qu’à espérer que Gilmour ne va pas en rester là. Un tel artiste mérite bien une revanche.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Castellorizon
  2. On an Island
  3. The Blue
  4. Take a Breath
  5. Red Sky at Night
  6. This Heaven
  7. Then I Close My Eyes
  8. Smile
  9. A Pocketful of Stones
  10. Where We Start

La disco de David Gilmour