"> Dead Man Ray - Cago - Indiepoprock

Cago


Un album de sorti en chez .

« Cago » est le troisième album de ce quintet belge tristement méconnu hors de son territoire natal. C’est peut-être dans ce but de propagande qu’ils ont enregistré une partie de leur nouvel album à Chicago avec la participation, comme producteur, de Steve Albini (Nirvana, Low, Will Oldham, Cat Power,?). Le troisième volet de leur aventure est […]

« Cago » est le troisième album de ce quintet belge tristement méconnu hors de son territoire natal. C’est peut-être dans ce but de propagande qu’ils ont enregistré une partie de leur nouvel album à Chicago avec la participation, comme producteur, de Steve Albini (Nirvana, Low, Will Oldham, Cat Power,?).
Le troisième volet de leur aventure est un album plus pop-rock que son prédécesseur « Trap » (ce dernier se veut un voyage ferroviaire surréaliste dans un paysage pop-expérimental). Le chant rauque et mélodique de Daan Stuyven est cette fois omniprésent, les guitares se font plus bruyantes et les arrangements « electro-ustenciles » (bruits de bulldozer, couteaux,?) sont beaucoup moins nombreux voire inexistants. Ce qui est indéniable, c’est le sentiment de cohésion et d’unité que donne le groupe. Lors de ses deux premiers albums, Dead Man Ray ressemblait plus à un collectif de musiciens comprenant, entre autres, Daan Stuyven et Rudy Trouvé (ex-dEUS) qui ont tout deux sortit des albums solos. Dans « Cago », on peut réellement parler d’un « groupe ».
Parlons-en des albums solos et en particulier du petit nouveau de Daan. On ressent une forte similitude entre celui-ci et « Cago » au niveau de la confection des morceaux. Les chansons se veulent plus marquantes, on est à la recherche de la chanson parfaite à l’image de « Lanslide » qui ouvre l’album. Tout y est ! La voix planante de monsieur Stuyven sur des rythmes de guitares timides puis de plus en plus agressifs suivit du refrain aux paroles aguicheuses puis en avant l’accélération pour finir en apothéose ! La question étant : « peut-on leur reprocher la confection d’un album qui se veut ouvert à un plus large public ? ». Personnellement, je trouve dommage (là où d’autre s’en réjouiront) la quasi-éradication de l’expérimentation sonore et la complexité, o combien appréciée, des morceaux au profit d’un coup de disto à la Weezer. Certaines chansons de « Trap » tels « Toothpaste », « Brennen » et « Slow indian » sont magnifiques et n’ont pas à rougir de leurs bidouillages « ustencilo-électronique » face à ce nouvel album plus accommodant.
Le point positif, c’est que ce troisième opus va certainement élargir le nombre potentiel d’auditeurs par sa simplicité d’écoute et par ses chansons lancées à toute vapeur (snif,snif trap) et bien ficelées. De « Lanslide » ,single rock de l’album, en passant par « a single thing », ballade plaintive et par le captivant « blue volkswagen 10 :10 am » ; « Cago » est un album à écouter mais qui décevra sans doutes les inconditionnels de l’ancienne formule (comme moi vous l’aurez deviné). La scène belge est en pleine ébullition et il serait quand même dommage d’en rater un chapitre !

Chroniqueur

La disco de Dead Man Ray

Cago
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Trap
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