"> Endless Boogie - Full House Head - Indiepoprock

Full House Head


Un album de sorti en chez .

Lorsque l’on voit pour la première fois Paul Major, le leader d’Endless Boogie, on se dit qu’on ne lui confierait pas nos enfants. En effet, on a du mal à l’imaginer rassurer nos bambins de leurs cauchemars alors qu’il en serait plutôt la cause. Car Paul Major est avant tout une « gueule », marquée […]

Lorsque l’on voit pour la première fois Paul Major, le leader d’Endless Boogie, on se dit qu’on ne lui confierait pas nos enfants. En effet, on a du mal à l’imaginer rassurer nos bambins de leurs cauchemars alors qu’il en serait plutôt la cause. Car Paul Major est avant tout une « gueule », marquée par le temps, une sorte de Calvin Russel à perruque. Il a d’ailleurs un autre point commun avec ce dernier, le blues. Car au-delà du nom du groupe inspiré d’une chanson de John Lee Hooker, la musique de ces quatre américains tire ses origines de cette forme musicale. 

L’album Full House Head commence justement par un morceau binaire, Empty Eye et son riff lent et intense qui nous tient en haleine jusqu’au dialogue des deux guitares dans ce long solo façon Wagner et Hunter. La musique d’Endless Boogie, c’est aussi du rock comme on le jouait dans les années 70, un rock brut dans sa forme la plus primaire. Une musique durant laquelle on ne se pose pas de questions, on enchaîne les couplets, les refrains et les solos et on ne compte pas les minutes. 

Pour preuve ils n’hésitent pas à dépasser les 22 minutes sur le dernier titre A Life Worth Leaving. Et c’est bien le seul reproche que l’on pourrait leur faire, une certaine longueur par moments, même si l’intensité est maintenue par les prouesses des musiciens et notamment des guitaristes qui nous arrosent de fuzz, overdrive et autre wah wah. 

Car pour le reste c’est un beau voyage dans le temps, celui où Mick Jagger chantait le blues comme le très stonien Tarmac City, celui du rock sudiste de Lynard Skynardou celui où le rock était reptilien façon Iggy Pop sur la chanson Top Dollar Speaks His Mind.

Endless Boogie est vraiment un groupe à part dans le paysage indie actuelle, qui sonne vraiment comme du vieux et qui semble travailler à l’instinct comme le prouvent les conditions d’enregistrement de ce second album : deux heures, autant dire du live.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Empty Eye
  2. Tarmac City
  3. Slow Creep
  4. Mighty Fine Pie
  5. Top Dollar Speaks His Mind
  6. Pack Your Bags
  7. New Pair Of Shoes
  8. A Life Worth Leaving

La disco de Endless Boogie