Issus d’une scène underground stéphanoise des plus actives, Erevan, aidés de deux petits labels locaux (Gandoo Records et Mayo Records), nous livrent en ce « Memorial » leur premier album. Deux démos précédemment sorties ainsi qu’une poignée de concerts avaient permis au groupe de se faire un petit nom dans la scène hardcore française. C’est d’un disque […]
Issus d’une scène underground stéphanoise des plus actives, Erevan, aidés de deux petits labels locaux (Gandoo Records et Mayo Records), nous livrent en ce « Memorial » leur premier album. Deux démos précédemment sorties ainsi qu’une poignée de concerts avaient permis au groupe de se faire un petit nom dans la scène hardcore française.
C’est d’un disque d’émo pur et dur dont il s’agit ici, et dans ce sens, Erevan va au bout des choses. La ou 90% des formations hexagonales chantent leur desespoir et revendications dans la langue de Shakespeare, Erevan se met à nu de manière totale en nous proposant ses textes en français.
Si on peut parfois reprocher à Erevan d’en faire un peu trop (« l’horreur la vraie » est à vrai dire quelque peu caricaturale), ce disque à le mérite de ne pas tomber dans la pleurnicherie : « ce que je veux de toi » est de ces morceaux rafraichissants et attachants qui donnent la pêche. Le piano de « l’or et le papier » etablit lui l’équilibre entre puissance et mélodie. « La prise d’otage » est également un des moments forts de l’album; cela dit il manque peut etre quelques autres morceaux catchy de ce style pour faire de « Memorial » un album véritablement réussi.
Mais soit ! Ne boudons pas notre plaisir…. Erevan fait les choses avec coeur et trippes, et cela s’entend! C’est selon moi déja beaucoup…
- Publication 485 vues16 novembre 2003
- Tags ErevanGandoo Records
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