"> Field Music - Tones of town - Indiepoprock

Tones of town


Un album de sorti en chez .

Et de trois ! Après Maximo Park et Futureheads, Sunderland, petite ville du Nord de l’Angleterre propulse son troisième rejeton pop en moins de trois ans. Belle progéniture pour une ville jusqu’alors sans aucun héritage musical revendiqué. Acte de naissance daté de 2004, quand les frères Betwis et Andrew Moore décident de mettre leurs idées en commun […]

Et de trois ! Après Maximo Park et Futureheads, Sunderland, petite ville du Nord de l’Angleterre propulse son troisième rejeton pop en moins de trois ans. Belle progéniture pour une ville jusqu’alors sans aucun héritage musical revendiqué. Acte de naissance daté de 2004, quand les frères Betwis et Andrew Moore décident de mettre leurs idées en commun pour fonder Field Music. Deux ans plus tard, le groupe a déjà tourné avec Belle and Sebastian, remixé Maximo Park et vient de mettre au monde son deuxième album qui présente toutes les allures d’un chef-d’oeuvre pop.

Dans l’ADN de ce « Tones of Town », Nick Kent parle de Steely Dan, Yes, Soft Machine ou encore Mc Cartney (iI aurait aussi pu ajouter Brian Wilson à cette prestigieuse liste). S’il y a effectivement de tout cela dans la pop alambiquée et ambitieuse de Field Music, les anglais ne se contentent pas de plagier ces références sixties. Ils construisent et déconstruisent des mélodies sinueuses, à contre-pied d’arrangements convenus, se jouant des classiques progressions d’accords standards, surprenant à chaque virage, évitant les effusions de claviers ou de cordes. Ici, tout est soigneusement réfléchi, placé avec minutie, avec même une finesse d’orfèvre, rien n’est prévisible.

Le génie de cet album est l’équation parfaite entre la sophistication des arrangements et des instrumentations perfectionnistes. Des fleurons comme A house is not a home ou Tones of town démontrent la pertinence de cet équilibre complexe, cordes frémissantes, claviers sautillants, guitares impertinentes, chant à contre-pied, s’entrelaçant dans des ellipses habiles. Si "Sergeant Pepper’s" n’existait pas, Field Music pourrait penser à l’inventer.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Give It, Lose it, Take It
  2. Sit Tight
  3. Tones of Town
  4. A house is Not a home
  5. Kingston
  6. Working To Work
  7. In Context
  8. A Gap Has Appeared
  9. Closer at Hand
  10. Place Yourself
  11. She Can Do What She Wants
  12. Outro

La disco de Field Music