"> Figurines - When The Deer Wore Blue - Indiepoprock

When The Deer Wore Blue


Un album de sorti en chez .

Soyons honnêtes, on n‘a pas vu le coup venir. A trop guetter les mouvements de la scène canadienne, on a failli passer à côté de ce joyau, pourtant glorifié par le NME. Certes, le magazine n’est pas parole d’évangile et ses choix sont parfois contestables. Mais il faut reconnaître que cette fois, la rédaction a […]

Soyons honnêtes, on n‘a pas vu le coup venir. A trop guetter les mouvements de la scène canadienne, on a failli passer à côté de ce joyau, pourtant glorifié par le NME. Certes, le magazine n’est pas parole d’évangile et ses choix sont parfois contestables. Mais il faut reconnaître que cette fois, la rédaction a vu juste: "When The Deer Wore Blues" a sa place sur le podium des meilleurs albums de pop orchestrale pysché de ces dernières années, loin devant Clap Your hands Say Yah et consorts.

On aurait pourtant pu flairer la bonne affaire avec le titre Ambush sur la compile "Coming Out", florilège des meilleurs groupes danois, distribué à la presse en 2004 (qui a notamment importé en France The Broken Beats ou The Blue Van). Depuis, le groupe a mesuré les forces et faiblesses de son premier album "Skeleton" (malheureusement passé sous silence dans nos contrées), abandonné son "The" et concocté ce brillant second album.

Les danois se sont autant inspirés de leurs voisins nordiques, de la concurrence canadienne que de l‘héritage des sixties. Leur musique est brillamment ficelée, émouvante, jouant sur de grandes plages harmoniques, des dérives rythmiques (Drove You Miles) et des envolées lyriques (menées par la voix de roitelet de Christian Hjelm). Hey Girl, mélodie sautillante et clavier vintage, nous replonge dans les élans des Beach Boys des bons jours. Drunkard’s Dream, avec sa rythmique insistante, ses montées progressives, sa guitare en ponctuation, ses gimmicks blues, son clavier en soubassement et son chant quasi religieux, est une belle démonstration de pop psychédélique, un tour de force du groupe. Figurines ne se laisse pas pour autant dépasser sur la fibre rock, comme en témoignent Bee Dee, morceau déjanté et déstructuré, mené à bâtons rompus, guitares en avant, ou les embardées de A Cheap Place To Spend The Night.

Mercury Rev est en rade, Brian Wilson ventripotent, Ziggy Stardust oublié… Figurines prend le relais avec ses mélodies lumineuses, planantes quand il faut, émouvantes dès que possible, brillantes en permanence.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Childhood Verse
  2. The Air We Breathe
  3. Hey, Girl
  4. Drove You Miles
  5. Let's Head Out
  6. Good Old Friends
  7. Drunkard's Dream
  8. Half Awake, Half Aware
  9. Angles of the Bayou
  10. Bee Dee
  11. Cheap Place to Spend the Night
  12. Lips of the Soldier
  13. Everyone

La disco de Figurines