L'avènement du shoegazing au féminin !
Lush… Ce groupe n’évoque probablement rien aux plus jeunes de nos lecteurs, et pour cause, le groupe fondé en 1988 à Londres s’est dissous en 1998 suite au suicide de son batteur Chris Acland. Il aura fallu pas moins de 17 années pour que le trio restant décide de se reformer avec Justin Welch (Elastica, Suede) à la batterie.
À sa sortie, « Scar » attise la convoitise. Coproduit par le groupe lui-même et John Fryer (This Mortail Coil), la presse britannique acclame le shoegaze aux arrangements minimalistes qui se différencie des groupes de référence de l’époque comme My Bloody Valentine. L’atmosphère de cet EP de 6 morceaux se communique facilement, mais intensément grâce aux à la finesse instrumentale développée par le groupe.
Baby Talk s’ouvre sur un solo de basse féru, accompagné d’un jeu de batterie soutenu et de guitares à la limite de la saturation. La voix d’Emma Anderson, bien que peu percutante, donne au morceau l’ampleur qu’il se doit. Thoughtforms et Scarlet semblent être les précurseurs du véritable ‘style’ de Lush. Une rythmique emballée, enivrante grâce au jeu de cymbales, des guitares entre shoegaze et pop, des voix à deux tons qui donnent l’impression de planer…
La face B (et oui à l’époque, c’est ainsi !) redonne la cadence du rythme effréné en enchaînant Bitter et Second Sight. Si vous accrochez, vos pulsations cardiaques augmenteront avec frénésie. L’EP se clôturera en beauté sur fond de chant angélique avec Etheriel…
Lush est ainsi lancé, entre post-punk, psychédélisme et dream-pop.
Tracklist
- A Matter of Time
- Spooky Thoughts
- Dark Academia Novel
- Not the Same
- Silver Meadows
- Mysterious Library
- Enchanted Thoughts
- Dreamy Place
- Ethereal Imagination
- Poetic Mind
- Hidden Worlds
- Calm Ghosts
- Spiritual Ceremony
- Harmonic Stories
- Before the Night










